 Les coopératives des filières animales sollicitent les acteurs de la distribution pour diminuer sensiblement le nombre des références en rayon. (© Terre-net Média) |
« Tous les indicateurs sont au rouge dans les filières animales », expliquent les responsables du pôle animal de
Coop de France, jeudi 14 février à huit jours de l'ouverture du Salon international de l'agriculture. Que ce soit en
productions porcines, avicoles ou bovines, les productions sont en repli, les filières perdent des parts de marché et l'activité des outils de transformation détenus par les coopératives diminue.
Pour Coop de France, qui brandit «
une menace forte pour l’emploi », l’offre française est trop éparpillée et
le nombre de références produites et distribuées est trop important pour rivaliser avec les produits standards venus d’Allemagne, notamment.
Les coopératives des filières animales sollicitent ainsi
les acteurs de la distribution pour diminuer sensiblement le nombre de ces références en rayon. En filière avicole, un abattoir spécialisé doit gérer plus de 600 références, illustre les représentants de Coop de France.
Les coopératives demandent aussi à la distribution une optimisation des commandes, c’est-à-dire limiter le nombre de livraisons mais avec des commandes plus importantes en volume.
Pour elles, ces deux propositions permettraient «
un retour économique estimé de 3 à 7 % de baisse de charges selon les filières ». Les représentants des coopératives des filières animales comptent rencontrer prochainement leurs homologues de la distribution, «
pour parvenir à une diminution des coûts internes et améliorer la compétitivité de la filière viande française ».
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