Dans un communiqué commun, la Fédération nationale des syndicats agricoles, les Jeunes Agriculteurs, les Chambres d'agriculture et Coop de France réclament que soient gelés « les projets de délimitation des zones vulnérables » jusqu'à ce que des travaux scientifiques fiables soient conduits pour savoir exactement quels sont notamment les épandages tolérables et sur quel type de sol et de pentes. « Pour l'élevage, il est impératif, pour ne pas fragiliser nos exploitations, que les durées minimales de stockage prennent en compte les capacités agronomiques des sols, la diversité des effluents et les mises aux normes coûteuses déjà réalisées », estiment-ils en dénonçant des « normes déconnectées de la réalité ».
La directive en cause est un règlement européen datant de 1991 qui vise à protéger les réserves d'eau en surface et en sous-sol des pollutions par les nitrates contenus notamment dans les engrais. Son non respect vaut depuis des années à la France des menaces de sanctions auxquelles elle n'a échappé que de justesse, notamment en 2007 et en 2011. Sous la pression de Bruxelles, le gouvernement français a durci ses exigences afin d'échapper à des sanctions financières.
« Résister à la Commission européenne »
Le mois dernier, la Fnsea et Jeunes agriculteurs avaient lancé une pétition contre ce « monstre administratif ». « Qu'on nous comprenne bien », insiste François Thabuis, président des JA : « Nous aussi sommes soucieux de l'environnement mais si cette directive était applicable il y a longtemps qu'elle l'aurait été ». « En l'état, elle n'apportera pas de résultat et elle accable les agriculteurs », ajoute ce jeune éleveur de Haute-Savoie qui appelle le ministre, Stéphane Le Foll, à faire preuve « de courage politique » et « à résister à la Commission européenne ».
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