Voici la réaction de la Fédération nationale bovine après la publication des prévisions de revenus pour l'agriculture en 2012.
A nouveau au plus bas de l'échelle des revenus en 2012, à 15.000 euros par actif selon les Comptes de l’Agriculture, soit à peine 40 % du résultat moyen agricole, les éleveurs de viande bovine ne parviennent toujours pas à émerger du marasme. Depuis 2007, le revenu stagne sans discontinuer. Les éleveurs ne peuvent plus endurer un tel manque de rentabilité, et résister au différentiel avec d'autres productions.
Ce résultat pour 2012 est sans surprise. Ainsi que l'avait souligné la Fnb, la progression des cours reste d'un niveau insuffisant pour faire face à la hausse massive de l’ensemble des coûts de production (alimentation animale, énergie et intrants, poids des investissements nécessaires pour la modernisation des exploitations et leur mise aux normes, ...). De plus, cette amélioration des cours demeure sous la menace des pressions constantes de l'aval de la filière. Le recul brutal des cours des broutards de 30 à 40 cts par kg vif, annihilant en quelques semaines toute la progression enregistrée depuis un an, en est la démonstration.
Orienter la Pac en faveur de l'élevage
La situation est intenable. La Fnb demande solennellement aux pouvoirs publics des mesures politiques majeures, en particulier dans le cadre de la négociation de la Pac post-2013.
L'enjeu est, tout d'abord, de renforcer les mesures de régulation des filières et de gestion des aléas économiques, et permettre l'indispensable hausse du prix à la production. Il est crucial d'obtenir, d’autre part, dans les textes communautaires, un réel moyen d'orientation de la Pac en faveur de l'Elevage, avec la possibilité d'attribuer une aide différenciée à l'ensemble des surfaces fourragères, en complément au soutien couplé à l'animal.
La Fnb en appelle instamment à l'engagement et au courage du ministre de l'Agriculture pour cette action indispensable, afin que l'élevage ne soit pas sacrifié en France.

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