Les Chambres d’agriculture du Grand ouest (Bretagne, Normandie et Pays de la Loire), l’Institut de l’élevage et Arvalis-Institut du végétal s’associent pour créer le réseau des stations expérimentales professionnelles laitières du Grand ouest.
![]() De gauche à droite : Gilbert Michel (CA 50), Daniel Gremillet (Apca), Martial Marguet (Institut de l'élévage), Christophe Sablé (CA 44), devant la verrière permettant de voir la salle de traite rotative de la nouvelle stabulation de la Jaillière. (© Terre-net Média) |
Christophe Sablé, élu à la Chambre d’agriculture de Loire-Atlantique, voit dans ces stations expérimentales une formidable « courroie de transmission du savoir car les éleveurs et notamment les jeunes, de plus en plus formés, sont en attente de références techniques ». En effet, chaque année près de 10.000 éleveurs et élèves des lycées agricoles viennent visiter les fermes expérimentales de l’ouest.
Rendre le métier attrayant
Au travers des recherches entreprises par les techniciens et ingénieurs de ces fermes, deux tendances générales se dégagent : produire de façon plus durable et réduire la pénibilité du travail des éleveurs. « La recherche et l’innovation ont leur rôle à jouer pour redonner de la noblesse à la filière lait et rendre le métier d’éleveur attrayant pour les jeunes », explique Martial Marguet, président de l’Institut de l’élevage. « Nous devons faire en sorte que l’éleveur soit heureux dans son métier et puisse se rémunérer dignement du travail qu’il accomplit au quotidien ».
Les responsables professionnels et techniques des différentes fermes se réunissent au sein d’un comité de coordination et veillent à la complémentarité des programmes de recherche et l’organisation du transfert de connaissance. Si chaque ferme reste indépendante financièrement et dans ses choix, « l’intérêt d’un réseau est également d’éviter les doublons dans les programmes de recherche, note Gilbert Michel, de la Fdsea de la Manche. La variété des moyens et des contextes expérimentaux permet aux cinq fermes d’être complémentaires et de s’adapter au mieux à la diversité des systèmes fourragers du Grand ouest ».
Les cinq fermes laitières du réseau
Trévarez (29) :
- Coordonnée par les Chambres d’agriculture de Bretagne et l’Institut de l’élevage
- 170 Prim’holsteins (6.000 à 9.000 l/VL)
- Pluviométrie : 1.250 mm/an
- Axes de recherche :
- Robot de traite mobile au pâturage en agrobiologie
- Allongement du temps de lactation
- Durabilité de différents systèmes de production
Derval (44) :
- Coordonnée par la Chambre d’agriculture 44 et l’Institut de l’élevage
- 80 Prim’holsteins (8.300 l/VL)
- Pluviométrie : 770 mm/an
- Axes de recherche :
- Robot de traite et pâturage
- Traite, énergie et environnement
- Production fourragère
Les Trinottières (49) :
- Coordonnée par la Chambre d’agriculture 49 et l’Institut de l’élevage
- 120 Prim’holsteins (9.000 l/VL)
- Pluviométrie inférieure à 600 mm/an
- Axes de recherche :
- Alimentation, santé et reproduction
- Cultures fourragère adaptées au déficit hydrique
Blanche Maison (50) :
- Coordonnée par les Chambres d’agriculture de Normandie et l’Institut de l’élevage
- 65 normandes (6.200 l/VL)
- Pluviométrie : 1.000 mm/an
- Axes de recherche :
- Prairies et gestion du pâturage
- Economie et production d’énergie
- Etude des systèmes laitiers
La Jaillière (44) :
- Coordonnée par Arvalis-Institut du végétal
- 80 Prim’holstein (10.000 l/VL)
- Pluviométrie : 730 mm/an
- Axes de recherche :
- Automatisation de l’alimentation
- Production et valorisation des fourrages
- Environnement
- Agro-machinisme


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