Depuis 1985, le Comice Agricole organise sur deux jours une grande fête de la viande bovine limousine.
![]() 109 animaux de haute qualité et 55 reproducteurs étaient présentés. (© Acti-Ouest) |
Grâce à la ténacité des organisateurs, ce concours, toujours plus riche d’années en années, a été reconnu en 1999 au niveau national par la Fncab (Fédération nationale des concours d’animaux de boucherie de haute qualité).
C’est une vraie fête de la ruralité où rien ne manque pour l’instruction et la distraction. Entre foires artisanales, commerciales, brocantes, au milieu des animations en tout genre, des expositions et des dégustations de viande, se trouvent les concours d’animaux de boucherie et de reproduction. Un évènement régional visant à rassembler éleveurs, producteurs, professionnels des métiers de bouche, organismes professionnels et grand public.
La race limousine à l'honneur
109 animaux de haute qualité et 55 reproducteurs uniquement de race limousine, fleuron de la région, ont fait leur show pour attirer l’œil expert des jurys pour ainsi obtenir la récompense suprême : une plaque et la possibilité de monter sur le ring lors de la vente aux enchères du dimanche matin. Sur les 110 animaux de boucherie, 71 primés défilent en grands apparats avant de monter sur le ring pour être vendus aux enchères.
Ce type de vente est de plus en plus courant dans les concours car d’une part, il permet à l’éleveur d’obtenir un très bon prix voire parfois exceptionnel et, d’autre part, cela génère un spectacle attirant un public nombreux. Les acheteurs viennent de tous horizons : grossistes, Gms, artisans-bouchers, restaurateurs ; ce qui permet de faire connaître cette production en Limousin mais aussi au niveau national et même parfois au delà des frontières.
Une enchère à 9.000 euros
Côté enchère : c’est Thierry Borde (Plainemaison Beauvallet) qui finalise l’enchère du meilleur animal du concours : 9.000 euros pour une superbe vache issue du Gaec Dumont à Nedde, d’un poids de 1.004 kg. Elle sera vendue au détail par Didier de Fresse dans sa Boucherie du Limousin à Paris. Et, le boucher parisien a mis aussi le paquet à 8.100 euros pour le prix d’honneur femelle, attribué à la vache de moins de 900 kg préparée par Yannick Poutaraud (Saint-Martin-de-Terressus).
Au total, la quasi-totalité des animaux ont trouvé preneurs. « Certes, les enchères sont moins élevées que les années précédentes mais restent d’un bon niveau » déclare Jean Michel Moreau, président du concours. Il ajoute : « quand les prix du marché traditionnel sont hauts, les enchères sont moins sollicitées… ». Mis à part les deux championnes, la moyenne des prix tourne entre 3.000 à 4.000 euros pour les enchères. Pleinemaison, Cora, Aim, Bigard, Covilim et les autres négociants ont trouvé leur bonheur tout comme les bouchers traditionnels et les restaurateurs.
Tout au long de ces deux jours, de nombreuses animations était organisées avec l’Union musicale de Saint-Léonard, le groupe folklorique « les espoirs d’Ile » et les cracheurs de feu de la compagnie Circadiem sans oublier bien évidemment les trois repas sous chapiteau, le traditionnel lâcher de ballon et la dégustation au « bar à viande ».
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