 le bilan à la mi-août n'est pas des plus sévères avec 39 départements touchés par des mesures de restriction, contre 69 à la même date en 2011. (© Terre-net Média) |
L'Aquitaine, Poitou-Charentes, le Centre, mais aussi une partie de Midi-Pyrénées, sont les régions comptant le plus d'arrêtés limitant les prélèvements aux domaines prioritaires (eau potable, santé, sécurité). L'Ile-de-France est également touchée. La Seine-et-Marne est en "crise" (niveau 4 sur 4 prévoyant des interdictions totales de prélèvements non prioritaires, y compris agricoles par endroits), l'Essonne est en "alerte renforcée" (niveau 3 sur 4) et le Val-d'Oise en alerte simple (niveau 2 sur 4).
Le Sud-Ouest davantage restreint
En Gironde, le niveau des grands axes (Garonne, Dordogne) et des nappes a été jugé "satisfaisant" par la préfecture grâce aux pluies d'avril et juin, mais le « niveau de bon nombre de petits cours d'eau a baissé sensiblement, ce qui menace la vie biologique » et explique les mesures de restriction. De même en Dordogne, à partir de vendredi, la préfecture a décrété l'interdiction totale des prélèvements à usage d'irrigation sur un certain nombre de bassins, évoquant « l'absence de pluie, associée à de fortes températures, qui a accentué la chute des débits des cours d'eau déjà bien fragilisés » et pris davantage de restrictions au vu des fortes chaleurs prévues.
Dans le Lot-et-Garonne, l'un des six départements (Haute-Garonne, Gers, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne) qui sera touché vendredi par la canicule, la préfecture a également annoncé une interdiction totale de prélèvements agricoles et domestiques (piscines, jardins, trottoirs...) non prioritaires autour notamment du bassin de la Lède.
Le bilan à la mi-août n'est pas des plus sévères
Selon Météo-France, bien que par endroits la première moitié de juillet ait été pluvieuse, le cumul de précipitations reste inférieur aux normales de 50 à 75% sur l'est des Côtes d'Armor, du Pays basque au sud de la Gironde et sur le nord-ouest de Midi-Pyrénées. Sur les Pyrénées-Orientales, la région Paca et la Corse, le déficit peut atteindre localement 75 à 100%. Toutefois le bilan à la mi-août n'est pas des plus sévères avec 39 départements touchés par des mesures de restriction, contre 69 à la même date en 2011. « En cumul, depuis le mois de septembre 2011, c'est une année assez proche de la normale », a indiqué à l'Afp Hervé Brulé, directeur de projet à la Direction eau et biodiversité au ministère de l'Ecologie: l'hiver et le printemps ont été assez secs mais les pluies tardives ont permis de retrouver une situation moins inquiétante. « L'humidité des sols étant assez proche de la normale, les végétaux ne souffrent pas encore », a-t-il précisé.
Ainsi, les nappes phréatiques affichaient des niveaux inférieurs à la normale dans 80% des cas au printemps, un bilan ramené à 45% des nappes. Toutefois, compte-tenu des prévisions météo, le nombre de départements touchés devrait encore augmenter, a estimé ce spécialiste, en appelant les usagers « à utiliser l'eau avec mesure ». En moyenne une cinquantaine de départements sont touchés chaque année.
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