Le consortium organisé autour de Sofiprotéol, l'établissement financier de la filière huiles et protéines végétales, a déposé une nouvelle offre de reprise du volailler Doux permettant de sauvegarder plus d'emplois que son offre initiale, a indiqué le groupe mardi
Cette offre va permettre "de sauvegarder plus d'emplois", a affirmé lors d'une conférence téléphonique Jean-Philippe Puig, directeur général de Sofiprotéol. Elle concerne désormais 3.078 emplois, soit une "amélioration globale de plus de 890 postes", a-t-il précisé. L'offre est établie sur la base de 4.195 salariés, en Cdi et Cdd, selon une source proche du dossier. Ainsi, le consortium propose de reprendre 2.707 salariés en Cdi et Cdd, soit 519 de plus que le dossier de reprise précédent. En outre, 371 offres d'emplois seront proposées en priorité aux salariés "pour l'essentiel à proximité des sites de Doux", au sein des différentes filiales du consortium, précise Sofiprotéol dans un communiqué.
Le consortium regroupe différents acteurs français du secteur volailler, privés et coopératives: Glon Sanders (filiale de Sofiprotéol), Duc, LDC, Terrena, Tilly-Sabco et Triskalia notamment. Le périmètre de l'offre est plus large et englobe désormais "le site de Quimper", "qu'il a fallu étudier plus en profondeur", a précisé lors de la conférence téléphonique Philippe Tillous-Borde, président de Glon Sanders. Plus tôt dans l'après-midi, le ministre délégué à l'agroalimentaire Guillaume Garot avait déclaré que le gouvernement avait "obtenu que des avancées réelles soient apportées par le consortium pour garantir la pérennité du site de Quimper".
En revanche, les sites de Graincourt dans le Nord-Pas de Calais et de Pleucadeuc dans le Morbihan ne figurent pas dans ce dossier de reprise, a précisé M. Tillous-Borde. L'offre de Sofiprotéol propose par ailleurs de reprendre les stocks de "vifs" à la société Doux Elevage, ce qui "devrait permettre à l'administrateur judiciaire de rembourser la totalité des créances des éleveurs", explique le groupe dans son communiqué. "Nous savons que l'administrateur sera en situation d'indemniser les éleveurs qui détenaient des créances", a confirmé M. Tillous-Borde lors de la conférence.
Selon M. Puig, l'outil industriel du groupe Doux va en outre nécessiter "plusieurs dizaines de millions d'euros" d'investissement. Pour l'heure, aucun apport particulier de l'Etat au projet n'a été mentionné, a précisé M. Tillous-Borde. Une quinzaine d'offres de reprise du groupe ont été déposées mardi auprès du tribunal de commerce de Quimper qui les examinera vendredi et définira l'avenir du groupe.
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