|
 « Le caractère indispensable du transport routier impose un traitement similaire à celui des éleveurs, ainsi qu'un soutien financier immédiat », insiste la Fntr. (© Terre-net Média)
|
« Les entreprises de transport routier amont (transports de vif et d'aliment principalement) ne sont plus en capacité de faire le plein de leurs cuves à carburant, compte tenu des exigences des pétroliers, à savoir : paiement comptant, demandes de caution ou de garantie complémentaires », explique un communiqué émanant de la Fntr (Fédération nationale des transporteurs routiers) Bretagne.
« On a le cas concret d'un transporteur dont la carte de carburant est bloquée, faute de pouvoir verser une caution pharaonique et qui ne peut ramasser les poussins », a indiqué à l'Afp Anthony Rouxel, délégué régional Fntr. Les transporteurs du groupe Doux emploient environ 1.000 chauffeurs et détiennent « pour près de 8 millions de factures impayées ». « C'est pourquoi les activités vont s'arrêter progressivement (dès mardi) en fonction des stocks de carburant disponibles dans les entreprises. L'absence de trésorerie liée à la créance les précipite dans cette situation », explique le communiqué.
« Le caractère indispensable du transport routier impose un traitement similaire à celui des éleveurs, ainsi qu'un soutien financier immédiat », insiste la Fntr. Basé à Châteaulin (Finistère), le groupe Doux a été placé en redressement judiciaire le 1er juin. Une douzaine d'offres de reprise ont déjà été présentées aux organisations syndicales et le groupe lui-même a annoncé la préparation d'un "plan de continuation" de l'activité.
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026