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 L'éleveuse norvégienne Anna Rathe Melhus, accompagnée d’une des fondatrices de son troupeau. (© DR)
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A l’occasion de la 14ème édition du voyage charolais, organisée par le Cia Gènes Diffusion, un groupe d’éleveurs régionaux est parti à la découverte de l’élevage norvégien. Au pays des vikings l’élevage allaitant est encore jeune, les premiers cheptels se sont constitués à partir des races Angus et Hereford. La Charolaise et la Limousine ont ensuite fait leur apparition pour améliorer les performances techniques et économiques. Aujourd’hui, la race charolaise a conquis la première place des races pures, devant la Hereford, alors que l’Angus et la Limousine régressent.
Pâturage extensif en forêt
La Norvège bénéficiant d’un statut sanitaire irréprochable (indemne d’Ibr, de Bvd, de paratuberculose…), les créations de cheptels se font principalement par croisement d’absorption ou achats en Suède. « Aujourd’hui, les cheptels charolais sont présents, un schéma de sélection fonctionne, les éleveurs sont motivés et solidaires, le braquet supérieur est enclenché », explique Eric François du Cia Gènes Diffusion.
A l’Ouest de la péninsule scandinave, les hivers sont longs et la neige couvre le pays six à dix mois par an. Durant une période plus ou moins importante, les éleveurs font pâturer quelques dizaines d’animaux sur plusieurs milliers d’hectares de forêt. La pratique du vêlage à deux ans est quasiment systématique.
Sensibles au gène sans cornes
Les pays scandinaves ont toujours été moteurs en matière de bien-être animal et les éleveurs norvégiens sont très sensibles au gène sans cornes qui représente plus d’un tiers du cheptel. L’aptitude au vêlage est également importante car les exploitations norvégiennes sont parfois isolées. La longue période en stabulation et le pâturage extensif nécessitent des animaux solides, les éleveurs sont alors très attentifs à la qualité des membres.
Concernant la morphologie des vaches, deux philosophies s’opposent : certains éleveurs mettent en avant des gabarits modérés (380 à 400 kg de carcasse) de façon à limiter les besoins d’entretien, notamment lors des périodes de pâturage en forêt ou sur les parcours extensifs. A l’inverse, d’autres privilégient l’expression du potentiel morphologique avec un format supérieur (450 à 480 kg de carcasse), à l’image des éleveurs français.
« Quel que soit le modèle de vache, les norvégiens obtiennent des performances d’engraissement sur taurillons très honorables. Les moyennes de Gmq carcasse vont de 0,758 kg à 0,980 kg, ce qui donne pour des taurillons âgés de 16 mois un poids de carcasse compris entre 370 kg et 480 kg », chiffre Eric François du Cia Gènes Diffusion. Le technicien allaitant satsifait de cette expérience concluante prévoit déjà, pour 2013, la 15ème édition du voyage charolais qui aura lieu en France cette fois-ci.
 Charolaises norvégiennes entre fiord et forêt. (© DR) |
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