 Avec cet investissement, Danone vise le milliard d'euros de chiffre d'affaires en Afrique du Nord.(© Terre-net Média) |
Cette opération valorise la Centrale laitière, qui est cotée à la Bourse de Casablanca, à un peu moins de 1,5 milliard d'euros. Danone, dont la collaboration avec le groupe marocain remonte à près de soixante ans, porte sa participation à 67 %, puisqu'il détenait depuis 2001 29,2 % de la société. La Centrale Laitière, qui est « le leader des produits laitiers au Maroc avec près de 60 % des parts de marché », réalise des ventes annuelles de l'ordre de 600 millions d'euros. Elle possède la plus importante plateforme de distribution du Maroc avec 30 bases logistiques desservant 70.000 points de vente, précise le groupe français.
« Une étape majeure pour le développement de Danone au Maroc »
L'opération, soumise à l'accord des autorités compétentes, devrait être finalisée d'ici la fin 2012. « Cette opération constitue une étape majeure pour le développement de Danone au Maroc », relève Danone. « Elle va lui permettre d'investir davantage sur un marché à fort potentiel et contribuera ainsi à soutenir le développement de la filière laitière locale », ajoute-t-il en soulignant qu'elle « confirme aussi l'intérêt stratégique de Danone pour l'Afrique du Nord ».
Dans un entretien avec le quotidien Les Echos, le Pdg Franck Riboud souligne qu'après cette acquisition Danone allait réaliser un milliard d'euros de chiffre d'affaires en Afrique du nord, dont 900 millions dans les produits laitiers frais. « Dans les années qui viennent, ce sera notre nouvelle frontière », en expliquant que le groupe comptait y développer ses autres métiers, comme la nutrition médicale et la nutrition infantile. La prise de contrôle du groupe marocain sera positive pour le bénéfice net par action dès la première année, précise Danone. Le groupe ajoute que la nouvelle filiale sera intégrée à 100 % dans ses comptes consolidés.
La holding Sni est indirectement contrôlée par la famille royale du Maroc. Dans un communiqué séparé, celle-ci a indiqué qu'elle comptait mettre en Bourse « ultérieurement » une « partie significative du capital » de Centrale Laitière, pour élargir le flottant de cette société. La Sni a engagé il y a deux ans une transformation de société industrielle à société de portefeuille, qui l'a conduit à céder le contrôle de ses sociétés les plus développées et à augmenter leur flottant en Bourse. L'an dernier, la holding avait déjà cédé le contrôle de l'huilerie Cristal Lesieur au français Sofiprotéol.
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