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 Xavier Beulin, président de la Fnsea, s'inquiète d'un possible effondrement de la filière avicole française. (© Terre-net Média)
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A l'issue d'une réunion au ministère de l'Agriculture sur le sujet, le dirigeant du principal syndicat agricole a demandé que Doux assure le
paiement des éleveurs, ainsi que les arriérés pour les producteurs dont la totalité des revenus vient de l'élevage de volaille.
«
Certains n'ont rien touché depuis trois ou quatre mois », a affirmé Xavier Beulin.
Le groupe Doux, leader européen de la volaille, doit trouver « très vite » une ligne de crédit pour garantir ces paiements, a-t-il ajouté.
« Tous les soirs, on tremble de savoir si les éleveurs seront approvisionnés le lendemain », a souligné le responsable syndical.
Le ministère de l'Agriculture a confirmé la tenue de cette réunion, en indiquant qu'il s'agissait d'une séance de travail, sans autre information. Doux serait à la recherche de 30 à 40 millions d'euros, mais aucun accord n'a encore été trouvé avec les banques et notamment la britannique Barclays, selon différentes sources.
A la recherche de 30 à 40 millions d'euros
M. Beulin appelle également à un retour des négociations avec la grande distribution afin de répercuter sur la volaille la hausse des prix des matières premières. « Les discussions sont difficiles avec la distribution et nous souhaiterions un appui, au moins moral, du ministre » de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, sur cette question, a encore affirmé Xavier Beulin.
Groupe familial basé à Châteaulin (Finistère), Doux compte 3.400 salariés et travaille avec 700 à 800 éleveurs. Il a été placé en redressement judiciaire le 1er juin, à sa demande.
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Stéphane Le Foll très investi pour sauver la filière
Après avoir reçu la Fnsea, Coop de France et Cfa (Aviculture), Stéphane Le Foll a souligné dans un communiqué paru vendredi 22 juin « la forte mobilisation des pouvoirs publics sur le dossier Doux ». Le ministre « s’est également félicité de la bonne coordination des efforts des deux ministères de l’Agriculture de l’Agroalimentaire et de la Forêt, et du Redressement Productif, ainsi que de l’implication des Régions concernées ». « S’agissant du volet industriel du dossier, Stéphane Le Foll a appelé à la mobilisation des partenaires bancaires afin de trouver une solution financière permettant la poursuite de l’activité du groupe Doux ». « L’ensemble de la filière doit travailler pour préparer collectivement une configuration d’avenir garantissant la pérennité de l’outil industriel, dans l’intérêt des éleveurs, des salariés et de la filière volailles.» FH
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