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 A Oloéopro, mercredi 20 juin, Stéphane Le Foll, ministre "virtuel" de l'agriculture, selon ses propres termes, dans l'attente de sa nouvelle nomination au gouvernement par le premier ministre. (© Terre-net Média)
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Oléopro, le salon de la filière oléo-protéagineuse à Saint Symphorien (72), a accueilli Stéphane Le Foll, « à quelques kilomètres de là où j’ai passé plus de trente ans de ma vie », fait remarquer le ministre, élu dimanche dernier député de la quatrième circonscription de la Sarthe.
L'autonomie au soja pour la stabilité des filières animales
« J’ai pris conscience cet après-midi de la qualité et de l’organisation de la filière oléo-protéagineuse », une filière structurée et dynamique, mais dont la dépendance aux importations de protéines végétales reste le talon d’Achille. « Nous avons une question de dépendance au soja qu’il nous faudra résoudre », a déclaré le ministre lors de son discours d’inauguration. « Plus nous serons autonomes, plus nous aurons de perspectives de stabilité pour nos filière animales ».
Toujours en poursuivant son discours, il a ajouté qu'« à travers la visite des différents stands, j’ai été frappé pour le haut niveau de technicité de la production et par les signes très clairs de prise en compte des questions environnementales. Il y a là un vrai potentiel, à la fois en terme de protection de l’environnement mais aussi de potentiel économique ». Stéphane Le Foll veut que « la France soit à la pointe des techniques innovantes qui nous permettront d’anticiper sur l’avenir, comme l’est la démarche d’agriculture écologiquement intensive ».
Sur les questions environnementales, Stephane Le Foll a également proposé de faire le bilan du Grenelle de l’environnement afin de voir « où nous en sommes », dans quels domaines des progrès ont été faits, et de bien identifier les points à améliorer.
« Nous avons besoin de mutualiser les expériences et les connaissances pour prendre les bonnes mesures, et que l’on évite aux agriculteurs d’avoir à gérer seuls l’ensemble des problématiques sur leurs exploitations. Pour réussir on a besoin de dynamique collective ».
Biocarburants : revenir à un débat « raisonnable »
Et sur les agrocarburants, « j’ai toujours pensé » qu'ils « ne résoudraient pas le problème des énergies fossiles, donc ne donnons pas non plus à cette filière une ambition qui n’est pas la sienne », estime le ministre. Stéphane Le Foll a appelé à « revenir sur un débat raisonnable sur la question des biocarburants » et sur les éventuels problèmes de compétition avec les cultures alimentaires. Car il y a, selon lui, un véritable espace pour le développement des cultures oléagineuses, si la production est hexagonale, à la fois dans l’intérêt des filières animales et, pour garantir l’approvisionnement et la pérennité des outils industriels mis en place par la filière biocarburant.
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