Le groupe volailler Doux (Père Dodu), leader européen du secteur, placé vendredi en redressement judiciaire, a évoqué mardi, selon les syndicats, de possibles licenciements lors d'un comité central d'entreprise (Cce) à son siège de Châteaulin (Finistère).
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Côté direction, un porte-parole de Doux a déclaré à l'Afp: « Nous n'avons pas pu nous engager sur le fait qu'il n'y aurait pas de plan social, mais sachez qu'aujourd'hui, ce n'est pas à l'ordre du jour ».
Les dirigeants du groupe familial, qui emploie 3.400 personnes, voulaient obtenir des organisations syndicales la signature d'une motion de confiance, ce que ces dernières ont unanimement refusé d'accorder. Cette motion, présentée par le président fondateur du groupe, Charles Doux, proposait des engagements sur « le maintien des emplois, l'absence de démantèlement du groupe, le refus de présences minoritaires financières ou industrielles au conseil d'administration et la conservation des marques du groupe Doux », selon les organisations syndicales.
Une première vague de licenciement annoncée
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« On était d'accord sur tout » avant qu'un cadre de la direction n'évoque l'éventualité de suppressions d'emplois administratifs, a-t-il ajouté.
Même son de cloche du côté de la Cfdt: « Nous voulions préserver les emplois, mais on va dans une direction complètement différente. Moi, je ne ne cautionne pas ça », a déclaré à la presse son délégué, Jean-Luc Guillart.
Le président de la Fnsea, Xavier Beulin, a demandé mardi au gouvernement de lancer une réflexion plus large, « un peu plus fondamentale » et « un peu plus structurante » sur l'avenir de la filière avicole en France, à la suite des difficultés de Doux.
Une aide de 35 millions d'euros
Les éleveurs fournissant le groupe volailler seront quant à eux payés comptant pour leurs prochaines livraisons par l'administrateur judiciaire de l'entreprise, afin que l'activité de Doux puisse se poursuivre au moins à court terme, avait promis lundi soir à Rennes, le vice-président de la région Bretagne en charge de l'agriculture, Michel Morin.
De son côté, le gouvernement a déclaré qu'il allait poser ses conditions pour venir en aide au volailler finistérien, alors que le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, a vivement critiqué le patron du groupe. Une solution était, semble-t-il, en cours de finalisation avec la banque Barclays pour apporter une bouffée d'oxygène de 35 millions d'euros au groupe familial placé vendredi, à la demande de son dirigeant fondateur, en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Quimper.

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