 Dans la filière viande, la décapitalisation du cheptel s'amplifie. (© Terre-net Média) |
Les prix des aliments sont quasiment à leur niveau de 2008 sans que les éleveurs de bovins viande et des autres filières animales aient les moyens de les répercuter sur leurs prix de vente.
« Ce retournement de marché, intervenu début janvier, contraint aujourd’hui les fabricants d’aliments à répercuter ces hausses de prix matières premières dans leurs tarifs d’aliments », commente ainsi Coop de France dans un communiqué du 5 avril dernier.
La Fnb ajoute que ses éleveurs sont de nouveau pris entre l’enclume et le marteau avec des abatteurs qui profitent de la fermeture de certains marchés à l’export suite à l’épidémie de Schmallenberg pour justifier la baisse de leurs prix. « Après des plaintes à n’en plus finir des abatteurs sur des volumes de production "insuffisants" et la "mise en péril" de l’aval, les mêmes expliquent actuellement qu’il y a trop d’offre par rapport à la demande, et que les cours doivent baisser. Tout cela sans se préoccuper des coûts de production réels des éleveurs », écrit ainsi la section spécialisée de la Fnsea.
Une politique d'abattage qui se doit d'être plus lisible
Aussi, le syndicat « demande impérativement de la part des abatteurs une politique de prix lisible dans la durée pour les éleveurs ». Faute de rentabilité, le risque d’un désengagement supplémentaire se confirme, en cheptel allaitant comme en engraissement ».
« Il est attesté par les données sur la décapitalisation qui s’amplifie en vaches allaitantes (-142.000 têtes par rapport à l’an dernier en femelles races à viande de plus de 36 mois, -44.000 têtes en femelles de 24 à 36 mois). En bovins mâles, la tendance est la même avec -4 à -7% de bovins présents sur les exploitations ».
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