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 Les experts de la Commission européenne « s'attendent à ce que le marché évolue dans la bonne direction d'ici fin avril ». (© Terre-net Média)
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« Nous avons constaté une augmentation du prix des oeufs au cours des dernières semaines dans une grande partie de l'UE, en particulier concernant les oeufs destinés à l'industrie alimentaire, qui ont atteint des niveaux record », indique la Commission.
Une hausse du prix de 55,5 % par rapport à l'an passé
Les oeufs de table, destinés à la consommation directe, ont également vu leurs prix augmenter, et « l'interdiction des cages de batterie est un des facteurs, mais pas le seul », selon la Commission. Les oeufs utilisés dans l'industrie (pour la confection de gâteaux, pâtes alimentaires, etc...) « qui sont normalement de 30 à 50 % moins chers que les oeufs de table, sont aujourd'hui 10 à 20 % plus chers », indique-t-elle. Or, le prix des oeufs de table a grimpé de 9,6 % en une semaine début mars et de 55,5 % par rapport à la même semaine de l'an passé, selon des chiffres fournis par la Commission.
Bruxelles rappelle que lorsque l'Allemagne a interdit les cages de batteries en 2010, « le marché a mis trois ou quatre mois à s'y ajuster ». « A la lumière de cette expérience », les experts de la Commission « s'attendent à ce que le marché évolue dans la bonne direction d'ici fin avril ». Bruxelles souligne par ailleurs que la période de Pâques correspond au moment de l'année où la demande d'oeufs est la plus élevée dans l'industrie alimentaire. Cependant, la Commission s'attend aussi à ce que la production d'oeufs diminue de 2,5 % cette année par rapport à 2011 dans l'UE, ce qui pourrait avoir un impact « limité » sur les prix à long terme.
Un possible recours à des oeufs importés
« En échange, les consommateurs européens auront la garantie que les condition de bien-être des poules pondeuses se seront considérablement améliorées ». L'interdiction des cages trop petites et mal aménagées est entrée en vigueur le 1er janvier. La Commission européenne a envoyé fin janvier une mettre de mise en demeure à 13 Etats européens, dont la France et la Belgique, première étape d'une procédure d'infraction pouvant déboucher sur des poursuites devant la Cour européenne de justice.
La Commission reconnaît qu'il existe une possibilité que l'industrie alimentaire ait de plus en plus recours à des oeufs importés, en particulier des Etats-Unis, du Mexique et de Turquie, qui n'imposent pas les mêmes contraintes à l'élevage des poules pondeuses. Mais elle juge qu'il s'agit « sans doute d'une tendance de court terme, pour répondre à la pénurie sur le marché, plutôt que d'un changement permanent ».
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