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Selon la Confédération paysanne, le passage aux "25 meilleures années" pour calculer les pensions de
retraite des agriculteurs ne permettra pas d’augmenter leur montant et surtout de les porter à 85 % du Smic.
Dans un communiqué du 16 mars dernier, la CP explique cette revendication est même un leurre. Elle ne permettra pas aux futurs retraités de bénéficier d’une pension plus élevée.
Le syndicat s’inscrit ainsi en faux par rapport aux revendications des adhérents de la Section nationale des anciens exploitants agricoles, branche des retraités de la Fnsea, mobilisés les 7 et 8 mars derniers à Paris pour porter une pétition aux principaux candidats à la présidentielle de 2012.
Une « revendication trompeuse »
La Confédération paysanne s’appuie sur un rapport, réalisé par l’Igas et remis au Parlement, comme le prévoyait la loi portant sur la réforme des retraites. Il a « dénoncé cette revendication trompeuse puisque ne bénéficiant qu'à une minorité de futurs retraités les mieux lotis, au détriment de la grande majorité ».
« Les simulations réalisées montrent que les gains (sur le calcul des 25 meilleures années) sont très nettement concentrés sur les pensions les plus élevées, et, à l'opposé, suivant les scenarii retenus, des perdants, notamment parmi les pensions les plus basses », ajoute la CP.
Pour la CP, la priorité en matière de retraite est, indépendamment de son mode de calcul, l’amélioration des pensions de retraite par le renforcement de la pension annuelle majorée de référence de l’assurée et la proratisation sans décote pour les carrières incomplètes.
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