 (© Ministère de l'Agriculture/Ssp) |
Selon une étude du ministère de l’Agriculture, les exploitants agricoles de moins de 40 ans ont un niveau de formation plus élevé que l’ensemble des exploitants, et dépassent nettement celui de l’ensemble de la population active française, voire des indépendants, de la même classe d’âge. 73 % de ces jeunes agriculteurs sont titulaires du baccalauréat, contre 60 % seulement pour l’ensemble des actifs de moins de 40 ans et 64 % des indépendants. Cet écart résulte essentiellement d’une plus grande généralisation de l’obtention d’un diplôme de niveau baccalauréat dans la population agricole, fréquemment obtenu dans une filière agricole.
La part des chefs d’exploitation diplômés de l’enseignement supérieur reste toutefois plus faible : 34 % contre 38 % pour l’ensemble des actifs de moins de 40 ans. Durant ces dix dernières années, l’écart de formation entre les différentes populations s’est fortement réduit.
Le niveau de formation croît avec la taille de l’exploitation
Les exploitations de taille moyenne ou grande regroupent 70 % des exploitants agricoles en 2010. Elles ont, à leur tête, des chefs plus jeunes et mieux formés que l’ensemble des exploitants. Ils ont plus souvent une formation agricole, initiale ou continue, quel que soit son niveau (72 % des exploitants, contre 60 %). La possession d’un diplôme agricole du cycle secondaire court (Capa, Bepa ou Bpa) concerne 39 % des chefs d’exploitation de taille moyenne ou grande, soit 5 points de plus que l’ensemble des exploitants agricoles. Les titulaires d’un baccalauréat ou d’un Bta agricole, et ceux ayant déclaré posséder un diplôme agricole d’études supérieures sont également plus nombreux. La part de ces diplômés est, respectivement, de 21 % et 13 % (contre 16 % et 10 % pour l’ensemble des chefs d’exploitation).
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Quand l’occupation gratuite devient-elle une donation rapportable ?
« J'ai toujours la même pailleuse, une occasion achetée 1 500 € il y a 20 ans »
Irlande, Italie, Allemagne, Pologne… Comment nos voisins gèrent la décapitalisation bovine ?
Prix du lait 2025 : comparer le prix de votre laiterie à celui des voisines
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Déclin agricole français : analyser les causes... pour préparer le rebond ?
Prix du lait : des perspectives « incertaines », mais « très probablement orientées à la baisse »