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 François Hollande rencontre des représentants agricoles mayennais ce 23 février 2012 lors d'un déplacement agricole. (© DR)
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Le candidat du PS se déplace aujourd’hui 23 février 2012 sur le thème de l’agriculture en Mayenne puis dans la Sarthe, le département d’origine de son directeur de campagne Stéphane Le Foll.
A Laval, François Hollande rencontrera à 12h30 les présidents de la Chambre d’agriculture, de la Fdsea et de JA avant de visiter, dans l’après-midi, le géant laitier local Lactalis. « De toute évidence, nous allons évoquer la situation conflictuelle entre la direction du groupe et les producteurs, mais pas seulement, explique Nicolas Touchard le président de la Fdsea de la Mayenne contacté ce matin par la rédaction. Lactalis a fait savoir, dans un courrier adressé à ses producteurs, qu’il « n’y aurait pas de troisième version du contrat », laissant sous-entendre que la deuxième version envoyée le 22 octobre 2011 était à prendre ou à laisser.
Halte aux contraintes environnementales
Devant François Hollande, les représentants agricoles mayennais évoqueront surtout les conséquences du passage de la ligne à grande vitesse entre Paris et Rennes et plus généralement sur la pression environnementale de plus en plus pesante pour les exploitations.
« La Lgv constitue une double peine pour les agriculteurs. Le projet a d’abord figé, depuis 10 ans, les exploitations situées sur le passage de la ligne. Pour une vingtaine de producteurs, les pertes de Dpu liés à la perte de surfaces seront importantes. Aujourd’hui, on nous explique qu’il faut procéder à la compensation écologique du chantier, avec un rapport de un à deux », explique Nicolas Touchard.
Concrètement, l’emprise totale du chantier devra être doublement compensée en termes de surfaces, par des forêts ou des zones humides, notamment. « C’est autant de terres agricoles qui vont encore disparaître. »
Quid de l’harmonisation environnementale ?
Les représentants agricoles plaideront pour l’harmonisation européenne en matière environnementale et aborderont la problématique des installations classées en filière porcine.
« En Allemagne, une autorisation est nécessaire pour agrandir un atelier de plus de 2.000 places d’engraissement. Leur dossier est bouclé en six mois seulement, explique Nicolas Touchard. En France, l’autorisation au titre des installations classées est nécessaire pour tout projet d’agrandissement de plus de 450 places seulement. La procédure est très coûteuse et dure environ 18 mois. Face à la réalité économique, nous ne pouvons plus laver plus blanc que blanc. »
Après l’entrevue avec François Hollande, un entretien plus approfondi est prévu avec Stéphane Le Foll dans l’après-midi.
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