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 Christophe Praud, président du Centre des jeunes entrepreneurs, monsieur Buisson (Apca) et Jean Clergue, vice président de JA. Debout, Marie Laure Hustache, chargée de presse à JA (© Terre-net Média)
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Fin de l’hémorragie. Le nombre d’agriculteurs va continuer à diminuer, mais à un rythme beaucoup plus faible qu’au cours des cinq dernières années. La fin des départs, anticipés ou en retraite, massifs des années 2000, et les fermes à reprendre beaucoup plus viables, conduisent à un
taux de renouvellement des générations d’agriculteurs qui est passé de 4 pour 10 à 6 pour 10 entre 2005 et 2010. Le nombre d’installations aidées est attendu autour de 5.200 pour 2011, un chiffre quasiment constant depuis trois ans. Il ne retrouve pas son niveau d’avant la crise et en particulier celui de 2008 avec ses 6.000 jeunes installés et aidés. La crise des années 2008/2009 a probablement conduit des porteurs de projet à reporter leur entrée dans l’agriculture.
Une installation sur 5 est en production ovine
C’est en productions bovins lait et viande que les décisions préfectorales pour s’installer sont les plus nombreuses (37 %). Une installation sur 5 est en production ovine. En revanche, on ne dénombre que 14 % de céréaliers en grandes cultures. Mais toutes orientations confondues, 96 % des porteurs de projets sont bacheliers, et près d’un tiers opte pour la pluriactivité.
La réforme du parcours à l’installation n’a pas eu d’effet sur le nombre d’installations. Elle a certes permis de développer des programmes personnalisés, mais elle n’a pas supprimé les freins à l’installation propres au secteur agricole: la recherche de foncier ou encore les problèmes d’entente avec les cédants et les futurs associés. Par ailleurs, le métier d’agriculteur manque d’attractivité en raison d’un manque de communication par la profession.
Entre 6.000 et 7.000 installations aidées pas an
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A quel âge s’installe t-on?
Selon la Msa, le nouvel installé a en moyenne 29 ans (28 ans pour les hommes et 32 pour les femmes). Pour les plus de 40 ans, l’installation est réalisée en moyenne à 51 ans et à 55 ans par transfert entre époux.
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Dans un proche avenir, JA s’est fixé comme objectif entre 6.000 et 7.000 installations aidées pas an pour renouveler les générations sur le départ. Mais atteindre cet objectif suppose d’informer le public, d’avoir des banquiers moins frileux pour financer des projets innovants, et de pouvoir se projeter dans l’avenir. Or la conjoncture et la
volatilité des prix agricoles rendent difficile l’élaboration de plan de développement économique viables sur cinq ans.
Ces problèmes sont en fait ceux rencontrés par le centre des jeunes dirigeants (Cdj) et son président Christophe Praud. Il déplore que trop de cédants ne réfléchissent pas la transmission de leur exploitation dans l’optique de la rendre viable au moment de la reprise. Des montants de reprise trop élevés plombent la rentabilité des projets soumis et ne rendent plus en fin de compte l’entreprise rentable.
Depuis quelques années, le profil des nouveaux installés évolue. 2.500 adultes de plus de 40 ans en moins se sont installés chaque année entre 2005 et 2010. Cette baisse serait imputable certes aux difficultés de concrétiser des projets hors cadre familial et de se reconvertir, mais aussi à la fin de la vague massive de changement de statut d’épouses d’agriculteurs pour devenir agricultrice.
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