|
 Xavier Beulin le 7 février dernier présentant les propositions de la Fnsea pour la présidentielle de 2012. (© Terre-net Média)
|
Le projet de loi de finances rectificative déposé le 8 février dernier à l’Assemblée nationale, prévoyant entre autres la baisse des cotisations « familiales », part patronale, déçoit le président de la Fnsea, Xavier Beulin.
Dans un courrier adressé le 9 février adressé aux parlementaires, il souligne que le texte ne profitera pas aux agriculteurs, qui représentent les deux tiers du travail en agriculture. Il prévoit en effet de ne pas étendre cette exonération à leurs revenus. Or les charges payées sont par nature patronales.
« Il semble que le Gouvernement réduise la notion de coût du travail en agriculture au seul travail
salarié », écrit le président de la Fnsea. Si le texte est adopté, l’exonération des cotisations sera alors « tellement partielle qu’elle en perd une grande part de son sens » .
Aussi, avant même que la commission des affaires sociales ne se saisisse du texte, le président de la Fnsea demande aux parlementaires d’amender le texte qui leur a été soumis « en vue de permettre une baisse du coût du travail en agriculture, tant sur l’emploi salarié que l’emploi non salarié ».
« Il me paraît important de rappeler que notre demande de baisse du coût du travail s’appuie sur des réalités bien palpables, écrit Xavier Beulin pour justifier sa demande. En 10 ans, notre production de fraise a vu sa surface baisser de 31 % pendant qu’elle gagnait 65 % en Allemagne. Pour l’asperge, nous constatons une baisse de 43 % en France contre une hausse de 64 % en Allemagne ».
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Quand l’occupation gratuite devient-elle une donation rapportable ?
« J'ai toujours la même pailleuse, une occasion achetée 1 500 € il y a 20 ans »
Irlande, Italie, Allemagne, Pologne… Comment nos voisins gèrent la décapitalisation bovine ?
Prix du lait 2025 : comparer le prix de votre laiterie à celui des voisines
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Déclin agricole français : analyser les causes... pour préparer le rebond ?
Prix du lait : des perspectives « incertaines », mais « très probablement orientées à la baisse »