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 A terme, l’analyse du profil en acide gras du lait pourrait servir à diagnostiquer l’efficacité de l’alimentation du troupeau, à détecter certains problèmes métaboliques comme l’acidose, ou encore à prédire les émissions de méthane entérique. (© Terre-net Média)
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Les exigences de certains consommateurs et industriels évoluent en faveur de la santé. Ils souhaiteraient un lait qui contienne moins d’acides gras saturés (Ags) comme l’acide palmitique, mais d’avantage d’omégas 3 et un maintien des omégas 6.
Pour correspondre aux caractéristiques nutritionnelles idéales, le rapport omégas 6 / omégas 3 du lait de vache doit même être inférieur à 5.
«Introduire 20 % d’herbe dans une ration à base d’ensilage de maïs permet d’améliorer le profil en acides gras du lait de façon notable », explique l’Institut de l’élevage dans une publication sur la composition en acide gras du lait de vache.
30 % d’ensilage d’herbe pour améliorer le profil en acides gras
Des travaux de l’Umt Riel (Unité mixte technologique « Recherche et ingénierie en élevage laitier ») ont en effet étudié la composition en acides gras du lait selon sept types de ration allant du pâturage intégral à l’ensilage de maïs et soja. Il en ressort que le lait produit avec des animaux au pâturage présente le meilleur profil en acides gras, avec une faible teneur en Ags, des teneurs élevés en acides gras mono et polyinsaturés ainsi qu’un rapport omégas 6/3 faible.
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 Evolution de la teneur en acide gras au cours de l'année selon l'alimentation. Cliquez sur la photo pour l'agrandir. (© Institut de l'élevage)
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Le lait produit avec des rations composées majoritairement d’herbe conservée (foin et ensilage d’herbe) présente des profils particuliers, avec un faible rapport omégas 6/3, mais une teneur en Ags qui reste tout de même élevée.
« Ces résultats devraient inciter à distribuer conjointement l’ensilage de maïs et l’herbe dès que cela est possible, notamment en valorisant le pâturage en sortie d’hiver et en automne », indique l’Institut de l’élevage. « De même, l’introduction d’au moins 30 % d’ensilage d’herbe dans une ration à base de maïs améliore le profil en acides gras du lait ».
 Evolution de profil en oméga 3 et 6 aux cours de l'année selon l'alimentation. Cliquez sur la photo pour l'agrandir. (© Institut de l'élevage) |
Acides gras : préférer le colza au soja
Comparativement au soja, le tourteau de colza ou les concentrés protéiques de luzerne entrainent des variations favorables sur le profil en acides gras du lait. Selon l’Institut de l’élevage, « il est donc possible d’améliorer de façon significative la composition du lait en changeant simplement de correcteur azoté ». Ce changement s’amplifie si l’on y ajoute l’incorporation d’au moins 20 % d’herbe dans la ration fourragère.
« L’utilisation de tourteau de colza industriel est économiquement intéressante lorsque le prix du tourteau de colza vaut moins de 80 % du prix du tourteau de soja, dans les même conditions d’approvisionnement », fait remarquer l’Institut de l’élevage.
La graine de lin équivaut au pâturage
Mise à part les fourrages et les correcteurs azotés, les huiles et les graine extrudées peuvent modifier positivement le profil en acide gras, à condition de ne pas dépasser 5 % de matière grasse dans la ration. La graine de lin est la seule source lipidique qui apporte des omégas 3 de façon importante.
Selon l’Institut de l’élevage, ajouter des graines de lin dans la ration engendre la même quantité d’omégas 3 dans le lait qu’avec une ration à base d’herbe pâturée. Les graines de lin réduisent également les teneurs en acides gras saturée (Ags).
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