 La Fédération des syndicats vétérinaires de France (Fsvf) exige des autorités compétentes d’obtenir les autorisations nécessaires à l’utilisation de mesures techniques alternatives, aujourd’hui interdites en France, mais utilisées avec succès au sein de l’UE. (© Terre-net Média) |
Mi-novembre, le ministère de l’Agriculture lançait le
« Plan national de réduction des risques d’antibiorésistance en médecine vétérinaire ». La France a pour objectif de réduire de 25 % en cinq ans l’usage des antibiotiques dans les élevages afin de freiner le phénomène de résistance des bactéries aux antibiotiques.
Vers un arrêt progressif des antibiotiques dans l'alimentation animale
Afin de diminuer de façon significative les volumes d’antibiotiques, la Fsvf et les trois syndicats représentatifs des vétérinaires, dont le Snvel (Syndicat national des vétérinaires d’exercice libéral), convient d’intervenir en priorité sur la prescription d’antibiotiques administrés par voie orale. Les antibiotiques introduits dans les aliments médicamenteux, souvent prescrits pour un usage préventif, représentent les volumes les plus importants. Ces pratiques devront donc faire l’objet d’efforts prioritaires. La Fsvf préconise « le retrait volontaire des antibiotiques par voie orale des plans sanitaires d’élevage, en opposition à la récente modification de l’arrêté ministériel du 28 juin 2011 qui autorise toujours l’usage de cinq antibiotiques dans les aliments médicamenteux. »
Avec l’ensemble des partenaires concernés, la Fsvf élabore « un calendrier de réduction des prescriptions d’aliments médicamenteux contenant des antibiotiques. » L’objectif sera de d’arrêter progressivement ces pratiques pour les productions où cela est techniquement et économiquement réalisable.
De plus, la fédération exige des autorités compétentes « d’obtenir les autorisations nécessaires à l’utilisation de mesures techniques alternatives, aujourd’hui interdites en France, mais utilisées avec succès au sein de l’UE. »
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