Pour Gilles Salvat, directeur de la santé animale et du bien-être animal à l’Anses, mais aussi directeur du laboratoire de Ploufragan-Plouzané (56), il faut, dans le cadre de ce plan, réduire les usages systématiques d’antibiotiques et privilégier une démarche plus globale de santé animale. Une démarche qui comprend notamment un travail sur les modes d’alimentation visant à améliorer l’état de santé digestive des animaux.
https://www.dailymotion.com/video/
Selon lui, les risques d’antibiorésistances chez l’animal et de transfert de résistances à l’homme sont les plus importants pour les molécules les plus récentes, utilisées depuis seulement une dizaine d’années. « Ces molécules, telles que les fluoroquinoles et les céphalosporines, sont utilisées en dernier recours en médecine humaine. Le développement de résistances pourrait avoir de graves conséquences. »
|
 Gilles Salvat, directeur de la santé animale à l'Anses (© Terre-net Média)
|
Le plan national de réduction des risques d’antibiorésistances en médecine vétérinaire comprend 40 mesures se déclinant en cinq axes majeurs :
- promouvoir les bonnes pratiques et sensibiliser les acteurs aux risques liés à l’antibiorésistance et à la nécessité de préserver l’efficacité des antibiotiques;
- développer les alternatives permettant d’éviter les recours aux antibiotiques;
- renforcer l’encadrement et réduire les pratiques à risque;
- conforter le dispositif de suivi de la consommation des antibiotiques, et de l’antibiorésistance;
- promouvoir les approches européennes et les initiatives internationales.
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026