Pour Gilles Salvat, directeur de la santé animale et du bien-être animal à l’Anses, mais aussi directeur du laboratoire de Ploufragan-Plouzané (56), il faut, dans le cadre de ce plan, réduire les usages systématiques d’antibiotiques et privilégier une démarche plus globale de santé animale. Une démarche qui comprend notamment un travail sur les modes d’alimentation visant à améliorer l’état de santé digestive des animaux.
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Selon lui, les risques d’antibiorésistances chez l’animal et de transfert de résistances à l’homme sont les plus importants pour les molécules les plus récentes, utilisées depuis seulement une dizaine d’années. « Ces molécules, telles que les fluoroquinoles et les céphalosporines, sont utilisées en dernier recours en médecine humaine. Le développement de résistances pourrait avoir de graves conséquences. »
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 Gilles Salvat, directeur de la santé animale à l'Anses (© Terre-net Média)
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Le plan national de réduction des risques d’antibiorésistances en médecine vétérinaire comprend 40 mesures se déclinant en cinq axes majeurs :
- promouvoir les bonnes pratiques et sensibiliser les acteurs aux risques liés à l’antibiorésistance et à la nécessité de préserver l’efficacité des antibiotiques;
- développer les alternatives permettant d’éviter les recours aux antibiotiques;
- renforcer l’encadrement et réduire les pratiques à risque;
- conforter le dispositif de suivi de la consommation des antibiotiques, et de l’antibiorésistance;
- promouvoir les approches européennes et les initiatives internationales.
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