|
 La taxe d'abattage pour les bovins de plus de deux ans s'élevait à 67 €/t depuis 2009. (© Terre-net Média)
|
Le ministère de l’Agriculture a publié au Journal Officiel du 7 décembre 2011 un arrêté fixant au 1er janvier 2012 les nouveaux taux d’imposition de la
taxe d’abattage dont les abattoirs sont redevables sur les tonnages de viandes avec os.
Selon l’arrêté, la taxe d’abattage augmentera de 10 % au 1er janvier 2012. Elle passera :
- de 67 €/t à 73,7 €/t pour les bovins de plus de 24 mois ;
- de 15 €/t à 16,5 €/t pour les bovins de moins de 24 mois ;
- et de 63 €/t à 69,3 €/t pour les ovins et caprins.
Pour rappel, cette taxe d’abattage a été instaurée lors de la suppression du service public d’équarrissage. Elle participe, avec les Cvo que payent les éleveurs sur le nombre d’animaux présents sur l’exploitation, au financement du dispositif d’équarissage géré par l’association Atm ruminants.
Un prélèvement supplémentaire de 7,5 M€
Avec un tonnage abattu de l’ordre d’1,5 Mt en 2010, cette hausse de 10 % de la taxe d’abattage constitue un prélèvement supplémentaire d’environ 7,5 millions d’euros.
Dominique Langlois, président d’Interbev et de la Fédération nationale de l’industrie et du commerce en gros des viandes, dénonce « une augmentation décidée sans aucune concertation et sans que l’interprofession n’ait été prévenue ».
« Sur le marché intérieur, cette augmentation pèsera assurément sur le prix de la viande dans les mois à venir », a-t-il précisé.
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Quand l’occupation gratuite devient-elle une donation rapportable ?
« J'ai toujours la même pailleuse, une occasion achetée 1 500 € il y a 20 ans »
Irlande, Italie, Allemagne, Pologne… Comment nos voisins gèrent la décapitalisation bovine ?
Prix du lait 2025 : comparer le prix de votre laiterie à celui des voisines
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Déclin agricole français : analyser les causes... pour préparer le rebond ?
Prix du lait : des perspectives « incertaines », mais « très probablement orientées à la baisse »