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 Le gouvernement s'est déjà pronocé contre la réintroduction des farines animales dans l'alimentation du bétail. (© Terre-net Média)
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Dans un rapport préliminaire publié en juin sur son site, le Cna envisageait une réintroduction en France en deux temps des
farines animales, interdites depuis la
crise de la vache folle.
L'avis de cette instance consultative des ministères de l'Alimentation, de la Santé et de l'Economie avait suscité une levée de bouclier.
Le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, avait immédiatement réagi. Il avait rejeté toute éventuelle réintroduction tant qu'il occuperait ses fonctions.
Réticences actuelles des consommateurs
Ce nouvel avis, publié vendredi, intervient après celui de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) qui, comme le gouvernement, a émis à la mi-novembre des réserves. Le Cna rappelle que les protéines animales transformées (Pat) de porcs, volailles et poissons ne proviendraient « par définition (que) d'animaux sains ». « Il est impératif de faire la différence entre les Pat (...) issues de produits sains et les "farines animales" qui incorporent notamment des cadavres d'animaux » et qui sont interdites dans l'Union européenne, a souligné le Cna dans son communique. Le Cna rappelle encore que l'UE interdit les Pat dans l'alimentation des ruminants ainsi que le "cannibalisme" intra espèce.
Autrement dit, la volaille ne sera pas nourrie par de la farine de volaille, mais en l'occurence de porc. Le Conseil dit appuyer cette disposition. Le Cna prend également en compte « l'intérêt éventuel » économique et environnemental des Pat mais souhaite une évaluation « plus en détail ». Le Cna souligne « les réticences actuelles des consommateurs et de certains acteurs économiques ». Il appelle à « un dialogue avec les consommateurs sur la nature et l'usage des Pat, notamment la mise en marché actuelle, en France et en Europe, de produits importés de pays tiers issus d'animaux qui ne sont pas soumis aux mêmes exigences ».
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