 Coop de France s’affaire à un projet plus adapté visant à analyser en amont les matières premières employées pour dispenser les coopératives de tout contrôle dans la chaine de fabrication. (© Terre-net Média) |
On ne le répètera jamais assez. La production agricole française se caractérise par sa diversité et par conséquent par la segmentation de ses filières. Mais pour rester compétitives, il importe aux coopératives de pouvoir établir d’ici le 31 mars 2012
« un socle technique commun, définissant les exigences à respecter et les modalités de contrôle » de la fabrication des aliments sans Ogm. Si les producteurs d’aliments respectent le guide des bonnes pratiques, les coopératives, soutenues par le secteur privé, souhaitent se mettre d’accord avec les filières labélisées pour définir un protocole de contrôle des formules. Celui-ci reposera sur l’analyse et la qualité des matières premières livrées. Les coopératives ne veulent plus d’audits sur le process, car devenus trop onéreux .
Dioxine, les coop françaises refusent de payer pour la négligence des coop allemandes
Autre point soulevé par Coop de France, source de distorsions et de coûts : la sécurité sanitaire et les règles imposées par la Commission européenne suite à la crise de la dioxine. Les coopératives « Nutrition animales » de Coop de France refusent que les coopératives paient la négligence de l’une de leur consoeur allemande d’où provient la contamination à la dioxine survenue au début de l’hiver dernier. « La Commission européenne souhaite imposer aux opérateurs, fournisseurs et utilisateurs, une analyse dioxines de 100% des lots de matières grasses mis en œuvre ainsi qu’un contrôle renforcé des lots d’aliments les incorporant », soulignent leurs représentants.
Coop de France s’affaire à un projet plus adapté visant à analyser en amont les matières premières employées pour dispenser les coopératives de tout contrôle dans la chaine de fabrication.
Les exigences de Bruxelles sont à contre courant d’un mouvement de contrôle internalisé défendu par le ministère de l’agriculture depuis début juillet. «En imposant un contrôle systématique de certaines matières premières au fabricant, la Commission transfère une responsabilité qui n’est pas la sienne mais incombe normalement à son fournisseur », fait remarquer Coop de France.
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