La Fédération nationale des producteurs de lait (Fnpl) a dénoncé lundi les « menaces » et les « mensonges » de Lactalis, alors que les négociations sur les contrats, qui lieront le premier collecteur de lait en France et ses producteurs, piétinent.
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- Première menace, Lactalis se réserve le droit de rompre les relations contractuelles avec le producteur si ce dernier ne signe pas, souligne Etienne Fabrègue, conseiller juridique du syndicat et auteur de la note.
- Lactalis menace également de payer le lait « plus tardivement » aux réfractaires, dénonce la Fnpl. Celle-ci met en garde l'industriel d'une saisine des « juridictions civiles » pour se défendre contre ces « pratiques abusives ».
- Enfin, Lactalis menace de « ne pas prolonger sa relation commerciale avec le repreneur lors de la cession de l'exploitation », ajoute M. Fabrègue.
Des « méthodes de gangster »
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Lactalis propose une rencontre, que les producteurs refusent Lactalis a proposé aux représentants de producteurs du groupe une rencontre le 16 décembre prochain. Un rendez-vous qui suscite l'indignation de Frank Guéhennec, le coordinateur des associations de producteurs Lactalis. «Lactalis joue la montre en nous proposant un rendez-vous mi-décembre. Encore une fois, c'est se moquer des producteurs . Nous n'acceptons pas ce rendez-vous! » Et le coordinateur d'ajouter: « En attendant, les techniciens du groupe excercent une pression énorme auprès des producteurs pour qu'ils signent individuellement le contrat. Les producteurs ne doivent surtout pas le signer. Lactalis doit abandonner son ultimatum du 30 novembre et accepter la négociation tripartite que nous réclamons.» |
Dans la perspective de la fin des quotas en 2015, le gouvernement français a imposé la signature d'un contrat entre les entreprises du type Danone, Lactalis, Bel ou encore Bongrain et leurs fournisseurs que sont les producteurs de lait. L'objectif est de sécuriser les revenus des paysans, secoués en 2009 et 2010 par des crises à répétition en raison d'une baisse des prix du lait.
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