|
 L'Anses a précisé que les protéines animales transformées sont issues de sous-produits animaux radicalement différents de ceux qui constituaient les farines animales. (© Terre-net Média)
|
L'Anses avait été saisie de la question par le ministère de l'Agriculture, suite à une proposition faite l'an dernier par la Commission européenne. Tout en constatant des «
progrès dans l'organisation des filières », l'agence «
considère néanmoins que les conditions permettant une utilisation sécurisée des protéines animales transformées (Pat)
ne sont pas, à ce jour, totalement réunies », a-t-elle indiqué dans un communiqué.
« On ne ferme pas totalement la porte »
L'Anses avait déjà posé en 2009 plusieurs conditions à tout assouplissement de la réglementation européenne sur les Pat. L'une d'elles portait notamment sur la mise au point d'un test fiable de détection de l'espèce d'origine des protéines transformées. C'est précisément le fait que « ce test de détection ne soit pas encore pleinement disponible qui pose problème », a expliqué mercredi à l'Afp un porte-parole de l'agence. « On ne ferme pas totalement la porte mais au regard des conditions clairement posées en 2009 comme préalabales à une éventuelle réutilisation des protéines animales, on contaste que toutes les conditions ne sont donc pas réunies aujourd'hui », a-t-il ajouté.
Les Pat, souligne l'Anses, « sont issues de sous-produits animaux radicalement différents de ceux qui constituaient les farines animales » soupçonnées d'avoir contribué à la propagation de l'encéphalopathie spongiforme bovine (Esb, maladie de la vache folle). Ces dernières sont interdites dans l'Union européenne depuis 1994 pour les animaux destinés à l'alimentation.
Bruxelles a proposé en juillet 2010 de lever l'interdiction du recours aux protéines animales pour l'alimentation des non ruminants comme les porcs, les volailles ou le poisson. La Commission entend toutefois maintenir celle de donner ces protéines à des ruminants censés se nourrir d'herbe, ou de nourrir un animal avec des protéines issues de sa propre espèce.
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026