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 Les bovins français ont la côte à l'export ! (© Terre-net Média)
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Les génisses de viande sont à 54 % issues de troupeaux de bovins viande « naisseurs » avec des effectifs faibles (moins de 10 abattages par an). Ces animaux sont conservés à l’engrais si ils ne sont pas destinés à assurer le
renouvellement du troupeau. En production laitière aussi, les effectifs sont réduits dans les troupeaux. Essentiellement issues de croisements, les jeunes femelles valorisent les pâturages éloignés.
Ces deux spécialisations et leur activité complémentaire (naisseur/génisses et lait/génisses) expliquent la répartition géographique bipolaire de ces animaux : des effectifs importants à l’Ouest de la France, majoritairement croisés, et en race pure, des femelles dans le Massif central, qui ne sont pas destinées au renouvellement des troupeaux.
25 % des 500.000 génisses élevées chaque année sont exportés
Près de 25 % des 500.000 génisses élevées chaque année sont exportés. Les animaux vendus en vif gagnent des points depuis cinq ans. La proportion d’animaux de race Aubrac atteint 55 %. Mais seuls 5 % des génisses normandes et Rouges des prés sont vendus vers les pays tiers, mieux valorisées sur le marché intérieur.
L'autre production bovine complémentaire, est celle de bœufs de races laitières ou croisés dont la géographie est très liée à celle de la production de lait. L’effectif de 244.000 têtes reste stable. Elevés comme les génisses en petits effectifs (10 à 15 animaux abattus par an), les producteurs de lait les ont préfèrés aux taurillons ces dernières années.
En Normandie, ils valorisent aussi, comme les génisses, les prairies les plus éloignées. Hormis la race Rouge des prés qui bénéficie de la création de l’Aoc Maine Anjou, la production de bœufs n’est plus l’apanage des producteurs de bovins de races à viande. Leurs productions déclinent.
Pour en savoir plus, cliquez sur : La production de viande bovine en France, étude réalisée par l'Institut de l'Elevage.
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