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 Selon Philippe Mangin, président des coopératives agricoles françaises, la France devrait être présente dans 6 ou 7 pays. (© Terre-net Média)
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« Nous exportons déjà. Nous n'avons pas besoin d'un Gie pour exporter », a déclaré Philippe Mangin, président des coopératives agricoles françaises. «
Pourquoi nous demander de transférer un métier que nous exerçons à un Gie, qui plus est dans une configuration de gouvernance très syndicale qui ne rassure pas les industriels? », a ajouté le responsable lors d'une conférence de presse.
La semaine dernière, M. Le Maire a insisté une fois de plus sur la nécessité de créer un groupement d'intérêt économique (Gie) pour dynamiser les ventes de bovins dans les pays tiers. Les éleveurs sont en grande difficulté financière depuis quelques années, une situation qui a encore empiré ce printemps avec la sécheresse qui a sévi en France.
Ce Gie est voulu par les éleveurs, regroupés dans la Fédération nationale bovine (Fnb), branche spécialisée de la Fnsea, principal syndicat agricole.
Mais les coopératives ainsi que les industriels de la viande, regroupés au sein du Syndicat national des industries de la viande (Sniv), ont très tôt fait connaître leur opposition à ce Gie et n'ont pas changé d'avis depuis. « Nous voulons participer à une politique d'exportation », a ajouté M. Mangin, qui a précisé que sa préférence allait à des « structures de présence dans les pays importateurs pour faire de la veille sur la demande, et assurer le lien entre offre et demande ».
Selon M. Mangin, la France devrait être présente dans « 6 ou 7 pays » comme la Turquie, la Russie et certains pays du Maghreb. Ce type de représentation est similaire à celle déjà mise en place par les céréaliers français pour développer leurs exportations, a encore fait valoir M. Mangin.
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