 La plupart des contrats laitiers présentés par les indstriels imposent aux éleveurs l'adhésion et le respect de la charte des bonnes pratiques d'élevage. (© Terre-net Média) |
La Confédération nationale de l’élevage (Cne) a présenté, mi-septembre, la quatrième version de la charte des bonnes pratiques d’élevage.
Cette nouvelle mouture intègre de nouvelles exigences dans trois des six chapitres que compte la charte : la santé du troupeau, le bien-être des animaux et la sécurité des personnes, la protection de l’environnement.
Du volontariat à l’engagement obligatoire
Applicable à partir de 2012 aux 110.000 éleveurs engagés dans la démarche, la quatrième version de la charte des bonnes pratiques apporte ainsi son lot de nouvelles exigences, davantage axées sur la protection de l’environnement. Mais les nouveautés ne viennent pas seulement de son contenu.
Jusqu’alors simple démarche volontaire, la charte va devenir obligatoire pour les éleveurs laitiers via la contractualisation actuellement en négociation. « Sauf exceptions, tous les contrats adressés aux éleveurs par leur laiterie comprennent une disposition exigeant l’adhésion à la charte et le respect de ses termes, souligne Bernard Malabirade, co-président de la charte.
Toutefois, cette adhésion obligatoire ne devrait pas avoir d’incidence financière pour les producteurs de lait. « La plupart du temps, les collecteurs qui envoient leurs techniciens faire les audits le font à leur charge. » Reste à connaître le degré d’exigence des industriels quant à l’amélioration des pratiques de leurs éleveurs.
Sécurité des personnes et respect de l’environnement
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Les dates et chiffres de la charte
- Création : 2000
- Actualisations: 2003, 2007, 2012
- 110.000 éleveurs y adhèrent, soit :
- 62 % des éleveurs français - 82 % des producteurs - 56 % des éleveurs bovins viande
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Dans son contenu, la charte réaffirme d’abord le lien entre les pratiques de l’éleveur et la qualité des produits. Deux nouvelles conditions viennent étoffer le volet "santé du troupeau". L’éleveur s’engage notamment sur «
la maîtrise des risques sanitaires au vu des conclusions de la dernière visite sanitaire biennale ». Il assure la réalisation d’un «
bilan sanitaire par le vétérinaire » et garantit la «
présentation d’une ordonnance pour chaque médicament soumis à prescription ».
Dans son contenu, la charte intègre aussi une disposition non spécifique à l’élevage se rapportant à la sécurité des personnes. Elle exige ainsi de l’éleveur la tenue d’un document unique de prévention des risques.
Parmi les six chapitres que compte la charte, c’est celui de la protection de l’environnement qui s’en trouve le plus étoffé. Bandes enherbées le long de tous les cours d’eau, maintien des zones "semi-naturelles" et des surfaces toujours en herbe, recherche d’économies d’eau, économies d’énergies : les problématiques environnementales prennent désormais une place prépondérante dans le socle commun de bonnes pratiques.
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