L'infection à Mycoplasma hyopneumoniaee est très répandue dans toutes les régions européennes produisant des porcs, y compris en France. Son identification rapide en élevage permettrait d’endiguer en amont la maladie. Des travaux de l’Anses propose une nouvelle méthode plus pratique à mettre en œuvre et plus précise.
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Un animal atteint par cette bactérie présente en général une perte de motilité et une diminution des défenses naturelles au niveau du tractus respiratoire supérieur qui s’accompagne très rapidement d’une sensibilité accrue aux infections secondaires.
À la recherche d’une méthode rapide, facile à mettre en oeuvre
« Mycoplasma hyopneumoniae étant l’agent central du complexe respiratoire porcin, la détection de ce micro-organisme constitue un point crucial pour la compréhension des phénomènes influençant le développement des maladies respiratoires enzootiques chez le porc », explique Christelle Fablet, du laboratoire Anses de Ploufragan.
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Ce qu’il faut retenir Afin de limiter les effets de la technique de prélèvement sur l’appréciation des lésions pulmonaires à l’abattoir, le prélèvement par sondage au moyen d’un cathéter stérile doit être privilégié. |
« Actuellement en élevage, la contamination des porcs vivants est évaluée au travers de tests Pcr à partir d’écouvillonnage nasal », précise la scientifique.
Mais de récents travaux expérimentaux montrent que des prélèvements réalisés dans la trachée et les bronches sont plus pertinent pour mettre en évidence la présence de la bactérie.
L’Anses a donc lancé une étude visant à « évaluer les capacités de quatre techniques de prélèvement pour détecter Mycoplasma hyopneumoniaee chez des porcs en élevage ».
Des élevages chroniquement atteints
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M. hyopneumoniae Mycoplasma hyopneumoniaee joue un rôle prépondérant dans l'apparition de la pneumonie enzootique (PE) et du complexe respiratoire porcin (Crp), deux maladies significatives touchant la filière porc. |
Chaque porc a été soumis à quatre prélèvements : un écouvillonnage oro-pharyngé ; un sondage trachéo-bronchique ; un lavage trachéo-bronchique ; un écouvillonnage nasal.
« Les échantillons oro-pharyngés ont été obtenus avec un écouvillon dont l’extrémité est de type "brosse" muni d’un cathéter de protection. »
70 % des porcs positifs
« Au total, 70 % des porcs échantillonnés étaient positifs par au moins une technique de prélèvement. Quel que soit le modèle, l’écouvillonnage nasal présente la plus faible sensibilité et le sondage trachéo-bronchique la plus élevée avec respectivement 19 et 74 % de sensibilité », résume Christelle Fablet.
Dans le détail, l’analyse des résultats indique que la maladie est détectée chez :
- 13,3 % des porcs par écouvillonnage nasal ;
- 40 % des porcs par écouvillonnage oro-pharyngé ;
- 53,3 % des porcs par lavage trachéo-bronchique ;
- et 60 % des porcs par sondage trachéo-bronchique.
« Les résultats suggèrent que plus on avance le long des voies respiratoires, plus l’on est en mesure d’identifier Mycoplasma hyopneumoniaee. La probabilité de détecter le micro-organisme chez des porcs infectés augmenterait donc avec la profondeur de prélèvement. » L’explication viendrait du fait que le micro-organisme adhère et se multiplie préférentiellement dans les les cellules épithéliales de la trachée et des bronches.
Cette étude présente donc deux informations capitales. D’une part, le sondage trachéo-bronchique se révèle non seulement plus facile à mettre en œuvre que l’écouvillonnage nasal, mais il est en outre « 3,5 fois plus sensible que l’écouvillonnage nasal fréquemment utilisé en élevage ». Avoir recours à un sondage trachéo-bronchique permet donc in fine est donc à la fois plus pratique et plus précis.
Sans oublier le fait que la réalisation de lavages trachéo-bronchiques successifs sur le même porc peut avoir des conséquences sur la sévérité des lésions pulmonaires.
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Pour aller plus loin Ifip-Institut du porc : www.itp.asso.fr. |

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