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 Daniel Condat de l'Opl, Gérard Durand de la CP et sur le siège, Paul de Montvalon de l'Apli présentent le contrat France Milkboard en plein air, faute de salle allouée. (© Terre-net Média)
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Les trois syndicats réunis au sein de l’
organisation de producteurs France Milkboard ont présenté leur contrat ce 13 septembre au Space. Un exemplaire a été offert en avant première à Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture alors qu’il visitait le Salon. Il a apprécié que les opposants à la contractualisation lui fassent cette année une proposition. Il a promis de lire le document et de rencontrer les trois syndicats au ministère pour en discuter.
Le contrat ne prévoit pas de pénalité
Ce contrat se veut équilibré pour les transformateurs et les professionnels. Il maintiendra une production de lait sur l’ensemble du territoire car il repose sur un prix de base de qualité standard européenne calculé en fonction des coûts de production. Et des partenariats avec les entreprises prévoiront des bonus pour des laits livrés de qualité spécifique.
Le contrat ne prévoit pas de pénalité. Tout effort de l’éleveur pour produire du lait de meilleure qualité que le requis standard sera rémunéré.
L’éleveur est tenu de facturer le lait collecté mais il pourra aussi déléguer la facturation à son OP, entre autre France Milkboard. Le contrat de Fmb signé sur 5 ans sera cessible, tacitement reconductible et les volumes resteront propriété de l’éleveur.
Chaque éleveur s’engage à livrer la quantité de lait contractualisée. Elle est adaptée chaque début de campagne en fonction des besoins de l'acheteur mais la livraison de 95 % de la référence historique est garantie. Les volumes peuvent néanmoins être réactualisés semestriellement à la demande du collecteur.
Le préavis de rupture du contrat de Fmb est d’un an pour l’éleveur et de 18 mois pour le collecteur.
La confédération paysanne lance un nouvel appel pour ne pas signer, d’ici le 30 septembre, les contrats actuels en circulation proposés par les industriels. Elle demande à la Fnsea de ne plus faire « bande à part » en rejoignant France Milboard dans l’intérêt des éleveurs laitiers.
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La nouvelle organisation professionnelle des syndicats minoritaires
Concrètement, la nouvelle organisation professionnelle envisagée par les syndicats minoritaires est la suivante.
L’office du lait représenterait l’interprofession producteurs, les industriels et les consommateurs auprès duquel les éleveurs adhérents paieraient leurs cotisations.
France MilkBoard fédère les OP des bassins laitiers.
European Milk Board fédère au niveau européen les syndicats des pays membres de tels que l’Opl ou l’Apli pour la France.
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