Les membres de l’Apli ne désarment pas. Ils poursuivent leurs actions pour réformer l’organisation professionnelle agricole de la filière lait avec comme nouvelle étape, la présentation des projets de contrats lait. Ils s’attendent à un nouvel effondrement du prix du lait qui démontrera face auquel les agriculteurs seront désarmés comme en 2009 pour y faire face.
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Les contrats de Farm Milkboard sont une nouvelle étape du travail de fond conduit par l’Apli et de l’Emb pour structurer la filière et être en mesure d’accueillir de nouveaux adhérents. Pour qu'ils soient reconnus, l'Association appelle les éleveurs à rejoindre le mouvement.
Pour l’Apli, le prix actuel du lait est un leurre pour deux raisons. Les éleveurs ne profitent pas des marges dégagées car beaucoup d’entre eux doivent acheter du fourrage suite au printemps de sécheresse. Et les responsables de l’Apli s’attendent à un retournement de conjoncture dans les mois suivants, avec l’augmentation attendue de la production de poudre de lait en Nouvelle Zélande. Elle pourrait alors engorger les marchés à l’international et faire baisser les prix si la demande n’est pas au rendez-vous. Or selon les dirigeants de l’Apli, « ni Bruno Le Maire, trop occupé à rédiger le programme de l’Ump, ni Bruxelles, ne semblent pas avoir tiré les leçons de 2009 ».
Certes, un filet de sécurité à 210 euros la tonne a été mis en place mais si le prix du lait revient à ce niveau, la prochaine crise du lait pourrait alors s’inviter à la campagne électorale présidentielle.
L’Apli souhaite une régulation des volumes et non des marchés et des Organisations de producteurs de dimension européenne puissantes pour défendre les intérêts des éleveurs.
Pour les élections des Chambres d’agriculture de 2013, l’Association n’a pas l’intention de présenter des candidats. S’institutionnaliser ferait perdre leur indépendance. En fait, l’Association indépendante des producteurs de lait est, selon ses responsables, l’organisation des éleveurs laitiers, gérée par des éleveurs de la base, inquiets par la mondialisation sans outils de régulation puissants. Ils sont très sensibles aux politiques de production de lait dans les pays hord de l’Union comme le Canada ou la Suisse.
« L’Apli ce n’est pas fini ». Les adhérents actifs sont persuadés de pouvoir emporter leur combat, aussi bien à Paris, qu’à Bruxelles où ils sont ravis d’être mieux entendus. Le conseil d’administration va être renouvelé et une nouvelle équipe sera désignée d’ici janvier pour diriger l’Apli. Pascal Massol ne compte pas renouveler son mandat mais il se présentera pour être rélu au conseil d’administration.
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La participation et la liberté de parole est la règle de fonctionnement des assemblées générales de l’Apli. L’intervention de Sophie Poux, la productrice de lait rendue célèbre pour sa participation à l’émission de télévision de Tf1 pour s’être entretenue avec le président de la République alors que le secteur laitier était en pleine crise, a été remarquée.
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