 La France ne profite pas de la croissance de la production de porcs en Europe. (© Terre-net Média) |
« Nous allons tout faire pour employer les 60 millions d’euros à notre disposition ». Car il n’est pas question, selon Jean Michel Serres, président de la Fnp, que les crédits d’aide à la mise aux normes des bâtiments de truies gestantes échappent à la filière pour ne pas avoir été consommés.
Or les dossiers de mise aux normes actuellement déposés ne portent que sur 6 millions d’euros sur les 20 disponibles pour 2011.
Ce constat traduit le peu d’engouement des producteurs de porcs pour moderniser leur élevage d’ici 2013, un an après le déblocage sur trois ans de ces 60 millions d’euros. Son annonce avait été faite au Space de 2010, à Rennes, par Bruno Le Maire, ministre de l’agriculture. Mais après quatre années difficiles, leurs trésoreries sont exsangues et les producteurs très endettés n’ont plus de capacité d’investissements.
Dégager un peu de trésorerie dans les élevages
Avant d’envisager une nouvelle affectation aux crédits non consommés, la Fnp souhaite savoir quel sera le nombre de dossiers qui seront au final déposés d’ici 2013 et par conséquent, le montant des fonds à mobiliser pour répondre aux demandes déposées. Car c’est en connaissant les projets des éleveurs que la section spécialisée de la Fnsea pourra remobiliser ses adhérents et envisager éventuellement de nouveaux programmes d’aide.
Aussi, la Fnp demande aux groupements de producteurs de faire, à leur niveau, l’inventaire des projets de mise aux normes des bâtiments des truies gestantes, mais aussi de modernisation des élevages. Jean-Michel Serres souhaite aussi connaître avec précision la situation financière des éleveurs. Pour cela, il propose à ces mêmes groupements de remonter des informations sur l’endettement de leurs adhérents pour définir éventuellement un plan de report de remboursement des prêts « en fin de tableau ». L’idée étant de le financer par les crédits non employés à la mise aux normes des bâtiments des truies gestantes.
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Une CV pour promouvoir Vpf
Pour renforcer la marque nationale viande de porc français (Vpf), la Fnp envisage la création d’une cotisation volontaire spécialement affectée à cette promotion commerciale. Elle serait compensée par une baisse de la Cvo actuellement versée à l’Inaporc. Dernier constat de cette rentrée, est le peu de succès remporté par la contractualisation interfilière entre les céréaliers et les éleveurs, ce qui pourrait pourtant réduire la volatilité du prix de l’aliment porcin tout en assurant un prix rémunérateur aux céréaliers. Ces derniers n’ont pas la garantie qu’il restera indéfiniment aux cours actuels !
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L’objectif d’une telle démarche serait de dégager un peu de trésorerie dans les élevages pour décider les producteurs à moderniser leur élevage. Faute de compétitivité suffisante, la France est le seul pays où la production de porcs stagne !
La rentrée est, sinon, l’occasion pour la Fnp de faire le point sur l’accord du 3 mai dernier. Il n’est pas appliqué comme il devrait l’être. Il est en fait quasiment impossible de répercuter les hausses des coûts de production puisque la Fict (Fédération française des industries charcuteries traiteurs) n’a pas signé cet accord ; « ce qui fait le jeu de la grande distribution en asphyxiant par conséquent les éleveurs », déplore le président de la Fnp.
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