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 Selon la Fnb, les pluies ont permis de redonner de l'herbe à manger aux vaches, mais elles ne referont pas les stocks qui ont été perdus lors des récoltes du printemps. (© Terre-net Média)
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« Certaines exploitations ont atteint un point de rupture économique », a expliqué Pierre Chevalier, président de la Fnb, lors d'une conférence de presse à Charbonnières-les-Vieilles, dans le Puy-de-Dôme. La fédération compte ainsi alerter sur «
la situation économique de la filière bovine qui compte parmi les plus faibles revenus de l'ensemble des productions agricoles depuis quatre ans », a-t-il ajouté, évoquant l'augmentation des charges.
« La sécheresse m'a coûté environ 25.000 euros »
« Les pluies de l'été ont permis de redonner de l'herbe à manger aux vaches mais ne referont pas les stocks qui ont été perdus lors des récoltes au printemps », a souligné pour sa part le vice-président de la Fnb, Patrick Benezit. La Fnb réclame dès lors « le report des annuités d'emprunt 2011 en fin du tableau d'amortissement des prêts » afin de « limiter les dégâts sur les trésoreries », selon lui. « Nous espérons que les choses vont bouger avant le Sommet de l'Elevage », foire agricole prévue à Cournon-d'Auvergne les 5, 6 et 7 octobre, a-t-il souligné.
Jean-Michel Herment, éleveur du Puy-de-Dôme à la tête d'une centaine de vaches allaitantes, a dû acheter 50 tonnes de fourrage en Espagne pour nourrir ses bêtes: « on a fait un prêt. La sécheresse m'a coûté environ 25.000 euros et mon épouse va être obligée d'aller travailler à l'extérieur », dit-il. Même son de cloche chez Damien Richard, un éleveur de 23 ans installé à Charbonnières-les-Varennes (Puy-de-Dôme), qui a été contraint de vendre précocement 40 vaches au printemps pour faire face aux problèmes de trésorerie. « La pluie a permis de reverdir l'herbe et de ne pas faire encore baisser les stocks mais c'est tout. Pour le reste, on est obligé d'emprunter à court terme », dit-il, jugeant que la sécheresse devrait lui coûter « environ 50.000 euros ».
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