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 Selon Arvalis-Institut du végétal, le stade optimal pour ensiler sera atteint plus tôt que ne le laisse penser l'aspect très vert des plantes. Il convient de surveiller de près la maturité des grains pour récolter au bon moment. (© Terre-net Média)
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« Au printemps, nous étions inquiets. Aujourd’hui, tout va bien. » C’est ainsi que Jean-Paul Renoux, ingénieur Arvalis-institut du végétal, résume l’évolution des
maïs fourrage, à quelques jours des premiers chantiers d’ensilage. Selon lui, la récolte sera «
bonne voire très bonne ».
« L’eau est tombée au bon moment, poursuit Sabine Battegay, c’est-à-dire à la floraison, la période la plus sensible pour le maïs. » A cause du manque d’eau en avril et mai, les maïs ne sont globalement pas très hauts, mais ils sont très feuillus et bien verts. « Le remplissage des grains s’effectue globalement dans de très bonnes conditions. »
« Les rendements seront bons voire très bons, indique Jean-Paul Renoux. Dans la plupart des élevages, la récolte suffira à reconstituer les stocks fourragers. Chez certains, cette bonne récolte permettra non seulement de refaire le stock pour passer l’hiver, mais aussi de constituer un stock de sécurité. »
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 Grille d'estimation 2011 du taux de matière sèche de la plante entière à partir du visuel du grain. Cliquez pour agrandir. (© Agpm)
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Et d’ajouter : «
Cette année, les transferts de maïs grains en maïs fourrage devraient être limités. »
« Les chantiers de récolte seront aussi précoces que les semis »
Alors que les rendements s’annoncent prometteurs, Arvalis-Institut du végétal invite les producteurs à surveiller leurs parcelles de près. « Les parcelles sont bien vertes, laissant croire que le stade optimal de récolte n’est pas pour les prochains jours. Or les éleveurs doivent absolument rentrer dans leurs parcelles pour observer les grains, explique Jean-Paul Renoux. La maturité de la plante s’apprécie en observant les grains. »
Selon l’institut technique, l’avance de trois semaines, due à la sécheresse, enregistrée fin juin n’est plus d’actualité. « Mais en raison de la précocité des semis dans la plupart des régions, l’essentiel des parcelles sera mûr avec 8 à 10 jours d’avance par rapport à une année classique. » Davantage que les années précédentes, Jean-Paul Renoux craint que « de nombreux éleveurs ensilent trop tard ». Et de conseiller : « Quand il y a trop de matière sèche, le silo est plus difficile à tasser et à conserver. »
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