Suite à l'annonce, par Nicolas Sarkozy et Bruno Le Maire, de la mobilisation de l'armée et de la solidarité de la Sncf, cette dernière a promis de partiper au transport de la paille par le rail à prix coûtant. Ce prix, compris entre 60 et 80 € la tonne selon les destinations, ferait grimper le prix rendu ferme à plus de 120 € tonne. Un tarif jugé insupportable pour les éleveurs, selon la Fnsea.
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La confédération paysanne dénonce le manque de solidarité des céréaliers
« Les céréaliers broient à tour de bras », martèle la Confédération Paysanne dans un communiqué. « Les moissons ont commencé et nous constatons que faute de décisions appropriées certains céréaliers broient leurs pailles. Peut-être veulent-ils faire payer aux éleveurs le mini rééquilibrage du bilan de santé de la Pac ? » Avant d’ajouter : « Malheureusement dans de trop nombreux départements une structure syndicale joue solo et saisit l’opportunité de la sécheresse pour se refaire une virginité auprès des éleveurs. » Le syndicat demande ainsi :
- l’interdiction du broyage de la paille avec dérogation quand il n’y a pas d’engagement d’éleveurs;
- la réorientation des contrats blés éthanol vers l’alimentation animal aux mêmes conditions, c'est-à-dire 115 €/tonne »;
- une année blanche de trésorerie sur tous les prêts pour les éleveurs endettés à plus de 50 %.
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Le transport de paille portera sur 3 millions de tonnes selon la Fnb
Ce n’est pas un million de tonnes de pailles d’ici mars prochain, mais trois millions de tonnes qui seront échangés, a précisé Jean Pierre Fleury, secrétaire général de la Fnb, le 6 juillet dernier. Car aux échanges exceptionnels et médiatisés pour palier au déficit de fourrages, s’ajoutent tout simplement les transactions de paille habituelles entre éleveurs, céréaliers et négociants.
Au total, plus de 200.000 cargaisons de 15 tonnes de pailles parcourront la France. Le défi est d’autant plus délicat à relever que le parc de poids lourds a été réduit de 25 % depuis 2003 et que la récession économique a modifié les flux de transport. Auparavant Nord –Sud et aisés pour convoiter de la paille, ces convois sont dorénavant orientés Est-Ouest, ce qui ne peut que renchérir l’acheminement de la paille car les poids lourds doivent dévier leurs trajectoires.
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