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 Selon la Fnsea, le coût des aliments pour animaux, en mars dernier, avait déjà augmenté de 50 % en 60 % en quelques mois. (© Terre-net Média)
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« Les industriels de la volaille ont déjà répercuté il y a quelques jours des hausse de coûts de production. Par contre, nous on est otages de la Fédération des industriels de la charcuterie », a déclaré à l'Afp le président de la Fnp, Jean-Michel Serres. Il a demandé à ce que la Fict (Fédération française des industriels charcutiers traiteurs, ndlr) «
signe l'accord » interprofesssionnel du 3 mai et «
que tous ensemble, comme c'est prévu par cet accord, on se retrouve autour de la table ».
Une augmentation de 50 à 60 % en quelques mois
Signé sur une base volontaire par les agriculteurs, les industriels et les distributeurs, cet accord vise à répercuter l'envolée des matières premières agricoles sur les prix de la viande, de la production au consommateur. Il prévoit la réouverture de négociations commerciales lorsque les prix de l'alimentation animale dépassent une certaine cote d'alerte. La Fict a toutefois refusé de s'y associer, en arguant de sa difficulté à faire passer des hausses de tarifs chez les distributeurs. La Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (Fcd), qui rassemble la quasi totalité des enseignes, sauf Leclerc et Intermarché, a annoncé vendredi dernier la réouverture de négociations avec les filières bovines et de la volaille « ainsi qu'une partie de la filière porcine ».
« Le prix du cochon est beaucoup trop bas par rapport aux coûts de production »
La filière porcine française est confrontée depuis de nombreux mois à une hausse du coût des aliments pour animaux, qui en mars avaient déjà augmenté de 50 à 60 % en quelques mois selon la Fnsea. La hausse s'est poursuivie depuis, selon les indicateurs mis en ligne par le ministère de l'agriculture. « C'est un handicap majeur pour nous, car quand on produit 100 kilos de carcasse de porc, il y en a à peu près les trois quarts qui sont transformés par les industriels », a expliqué M. Serres. « Les éleveurs sont en très grande difficulté parce que le prix du cochon est beaucoup trop bas par rapport aux coûts de production », a-t-il souligné.
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