|
 Les responsables de l'association de producteurs livrant à Lactalis doivent rencontrer les représentants du groupe mayennais le 8 juillet à la Maison du lait à Paris. (© Terre-net Média)
|
Le regroupement des producteurs livrant à
Lactalis fait son chemin, en vue de préparer une contractualisation équitable entre éleveurs et l'entreprise mayennaise. Un groupe de travail réunissant une cinquantaine de
groupements de producteurs a validé, mi-juin, un schéma de structuration. Un schéma comprenant trois échelons : «
Nous envisageons d’abord des OP locales avec un référent par canton pour garder une proximité avec les éleveurs, explique Franck Guehennec, coordinateur national des groupements et président de la section laitière de la Frsea Bretagne.
Une OP ou une association d’OP sera également créée par bassin laitier. Enfin, une OP nationale nous permettra de parler d’une seule voix au nom des producteurs auprès de Lactalis. »
Cette initiative s'inscrit dans le cadre de la Lma et de la contractualisation laitière assortie d'une gestion des volumes par bassin de production. La loi, qui a scellé la possibilité, pour les éleveurs, de se regrouper, doit encore être complétée par un décret dont la publication a été promise avant fin 2011 par Bruno Le Maire.
Sur le terrain, les réunions d’information dans les différents bassins s’enchaînent. En Bretagne, l’association des producteurs de lait bretons Lactalis (Aplbl), créée en février 2011, « rassemblait, fin mai, l’adhésion de 700 éleveurs », selon Franck Guehennec. « Nous espérons avoir l’adhésion de la moitié des 4.200 producteurs bretons d’ici fin juillet », poursuit-il. Sur le plan national, l’objectif est de fédérer les 16.000 producteurs au sein de cette association d’ici la fin de l’année.
« Pour y parvenir, il nous faudra dépasser les clivages syndicaux, insiste-t-il. L’association est totalement asyndicale et ouverte à tous. »
Une association pour négocier et facturer
Lactalis, nouveau leader mondial des produits laitiers
Alors que son offre publique d’achat sur Parmalat cours jusqu’au 8 juillet prochain, Lactalis, en possession de 29 % du capital, a d’ores et déjà pris le contrôle du groupe italien à l’issue du conseil d’administration de ce dernier du 28 juin 2011. Avec un chiffre d’affaires avoisinant les 14 milliards d’euros, le regroupement Lactalis-Parmalat devient le leader mondial des produits laitiers.
|
«
L’association, structure juridiquement plus simple à gérer pour le moment, sera transformée en organisation dès que le décret sera publié, poursuit le responsable. Cette organisation de producteur disposera d’un mandat de négociation auprès de Lactalis et d’un mandat de facturation. » La première mission de l’association serait alors de négocier un contrat-cadre avec le groupe, à charge pour les OP des bassins laitiers d’y ajouter les spécificités régionales.
Les représentants de l’association doivent rencontrer des responsables de Lactalis, le 8 juillet 2011 à la Maison du lait, à Paris, pour une première prise de contact. Nous verrons s’il est possible de planifier un plan de travail sur la contractualisation avec eux. »
Reste que, pour l’heure, Lactalis ne semble pas en phase avec le projet des producteurs. Le Groupe entend notamment conserver le mandat de facturation ainsi qu’une contractualisation via « des organisations de producteurs représentatives au sein de l’entreprise ».
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Quand l’occupation gratuite devient-elle une donation rapportable ?
« J'ai toujours la même pailleuse, une occasion achetée 1 500 € il y a 20 ans »
Irlande, Italie, Allemagne, Pologne… Comment nos voisins gèrent la décapitalisation bovine ?
Prix du lait 2025 : comparer le prix de votre laiterie à celui des voisines
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Déclin agricole français : analyser les causes... pour préparer le rebond ?
Prix du lait : des perspectives « incertaines », mais « très probablement orientées à la baisse »