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 La Fnsea a pour ambition de contractualiser dans l'immédiat 25 % des volumes destinés à l'alimentation animale. (© Terre-net Média)
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Quinze organisations professionnelles (éleveurs de bovins, porcs, volaille, producteurs de lait, céréaliers,...) ont signé cet accord qui entrera en application le 1er juillet, a précisé la fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (Fnsea) dans un communiqué. Deux types de contrats vont être proposés début juillet: le premier entre collecteurs de grains et fabricants d'aliments, le second entre fabricants d'aliments et éleveurs.
Permettre aux producteurs de viande d'anticiper leur prix de revient
L'objectif est de « lisser les prix » alors que les cours mondiaux des céréales ont flambé ces derniers mois, entraînant de fait une envolée des prix de l'alimentation animale. Ce lissage doit permettre aux producteurs de viande d'anticiper leur prix de revient et donc de stabiliser leurs revenus. Il s'agit d'entrer « dans la culture du contrat, de la prévision et de donner de la visibilité », a-t-on expliqué à la Fnsea. « L'ambition est de contractualiser dans l'immédiat 25 % des volumes destinés à l'alimentation animale, avec un objectif à terme de 40 % », a-t-on ajouté de même source.
Cet accord signé, la Fnsea renvoie désormais la balle aux distributeurs. La distribution doit à son tour « jouer le jeu » en appliquant l'accord du 3 mai, fait-elle valoir. Promu par le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, cet accord prévoit une renégociation des prix de la viande entre producteurs et distributeurs dès que les prix de l'alimentation animale ont dépassé la cote d'alerte.
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