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 La Fnsea souligne que les coûts de production ont atteint la côte d'alerte depuis six mois pour la filière bovine. (© Terre-net Média)
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« Ces indicateurs parlent d'eux-mêmes », a affirmé la principale organisation syndicale dans un communiqué qui fait état de la publication, en toute discrétion, de ces données mardi dernier sur le site internet du ministère de l'Agriculture. La Fnsea souligne que ces indicateurs montrent que les
coûts de production ont atteint la côte d'alerte depuis plusieurs mois déjà et que les négociations auraient déjà dû être rouvertes «
depuis six mois pour la filière bovine, cinq mois pour la filière porcine et huit mois pour la filière volaille ».
Pour la Fnsea « le verdict est sans appel: la grande distribution doit, sans délai, rouvrir les négociations et tenir compte de ces hausses insupportables pour les éleveurs ». « Il ne s'agit plus de tergiverser, les chiffres sont probants, l'heure n'est plus à l'urgence, l'urgence est une question d'heures ».
Ce n'est pas la première fois que la Fnsea demande la réouverture des négociations, arguant d'un accord signé le 3 mai entre producteurs et distributeurs sous l'égide du ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire. Mais jusque là le syndicat ne disposait pas de ces indicateurs. Cet accord, qui n'a rien de contraignant, prévoyait une réouverture des négociations lorsque les coûts de production, plombés ces derniers mois par une forte hausse de l'alimentation animale, dépassaient un niveau prédéfini.
Interrogée par l'Afp, la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (Fcd) n'avait pas réagi en milieu d'après-midi.
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