Le ministre de l’Agriculture a tenu à « remettre les points sur les "i" », après avoir écouté Bruno Montourcy, président des JA aveyronnais, critiquer son arrivée tardive à Rodez et remettre en cause son engagement à aider les éleveurs à faire face à la sécheresse.
Très à l’aise dans ce type de face à face avec les jeunes agriculteurs, Bruno Le Maire a rappelé les différentes mesures annoncées dans la matinée par Nicolas Sarkozy en Charente.
Réagissant à l’annonce de ces mesures, Jean-Michel Schaeffer, président de JA, s’est dit « rester prudent » quand à leur suffisance pour répondre à l’ampleur des pertes.
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Les trois syndicats minoritaires en attendent plus
Sitôt les mesures présentées, les syndicats n’ont pas tardé à réagir, profitant par la même occasion de faire des contre-propositions pour montrer le déphasage entre les besoins remontés du terrain et la nature des décisions prises. Certaines d’entre elles sont communes aux trois syndicats minoritaires (CR, CP et Modef). Il s’agit par exemple d’interdire le broyage de la paille et la production d’agrocarburants pour mettre à la disposition des éleveurs des céréales bon marché destinées à la fabrication d’aliments.
« Le Président de la République n'a en réalité qu’annoncé la poursuite d'un plan qui existe déjà et qui avait laissé beaucoup d’agriculteurs au bord du chemin ! », déplore la Coordination rurale. L'annonce du décalage de remboursement des 80.000 prêts accordés dans le cadre du Plan de soutien exceptionnel à l’agriculture (Psea) « est dérisoire. Pire, elle aggravera l’an prochain la situation de ceux qui en bénéficieront ! ».
La Coordination rurale et la Confédération paysanne demandent une année blanche dans le remboursement des prêts. Mais selon la CP, ces mesures financières doivent être accompagnées de prêts à taux zéro « par toutes les banques aux éleveurs jusqu’au versement des aides Pac au 15 octobre 2011. Quant à la CR, elle souhaite aussi que le Fonds national de calamités agricoles soit abondé « autant que nécessaire », « comme l’a promis Bruno Le Maire devant le Sénat ».
Mais « la principale disposition annoncée par le Président de la République est qu’il n’y aura pas d’aide directe », déplore le Modef. « Les éleveurs ont besoin de plus de 2 milliards d’euros pour assurer la survie de leur cheptel ». Toutefois, ces fonds seraient incomplets sans « une réquisition des pailles et fourrages, céréales et produits de substitution nécessaires à la survie des cheptels bovins en zones sinistrées et ce au prix moyen des cinq dernières années » ou encore sans « un arrêt des importations de viande bovine pour dégager le marché et la fixation d’un prix plancher rémunérateur en viande bovine et en lait ».
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