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 Bruno Le Maire s'est assuré auprès de la Commission que les aides nationales qui pourraient être débloquées en faveur des éleveurs ne soient pas jugées illégales par la suite, comme ce fut le cas il y a quelques années pour le secteur des fruits et légumes. (© Terre-net Média)
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« Je pense que nous aurons des possibilités d'aides nationales qui dépasseront ce qui est autorisé d'ordinaire par l'UE, cela permettra d'apporter un soutien supplémentaire aux éleveurs », s'est réjoui lundi le ministre français de l'Agriculture Bruno Le Maire à l'issue d'une rencontre à Bruxelles avec le commissaire européen en charge du dossier, Dacian Ciolos. Ce dernier s'est dit «
disponible pour étudier rapidement toute aide d'urgence de la part des autorités françaises visant à accompagner les éleveurs », dans un communiqué.
« Débloquer un certain nombre d'aides nationales qui soient conformes au droit européen »
En revanche, Bruxelles ne voit pas pour le moment de raison de débloquer des aides européennes pour la sécheresse, a indiqué le porte-parole du commissaire Ciolos, Roger Waite: « nous ne sommes pas convaincus à ce stade que cela atteigne une échelle européenne », justifiant une intervention de l'UE. M. Le Maire a précisé qu'il souhaitait avant tout obtenir les « assurances » européennes « pour nous autoriser à débloquer un certain nombre d'aides nationales qui soient conformes au droit européen ». Il s'agit notamment d'éviter une réédition du précédent des aides versées aux producteurs de fruits et légumes, jugées illégales par la suite, que la France avait du coup été contrainte de rembourser à l'UE.
Le ministre français n'a pas souhaité détailler les montants d'aides nationales qui pourraient être débloqués, estimant qu'il fallait d'abord évaluer le montant des pertes et les déclarer. Il a également précisé avoir demandé à M. Ciolos de « suivre de très près le prix de la viande bovine pour éviter un effondrement qui viendrait rajouter aux difficultés » des éleveurs, dont les marges se sont trouvées très réduites du fait du cours élevé de l'alimentation animale et de la raréfaction des fourrages du fait de la sécheresse. A ce propos, Dacian Ciolos préconise la création d'un groupe d'experts sur l'élevage bovin qui pourrait proposer un mécanisme d'intervention fondé non seulement sur l'évolution des prix, mais aussi sur les marges des agriculteurs.
L'idée, discutée lors d'une réunion des ministres européens de l'Agriculture la semaine dernière à Debrecen (Hongrie) est accueillie avec beaucoup de scepticisme par plusieurs pays, comme l'Allemagne.
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