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 Semer dès la récolte pour profiter de la fraîcheur du sol. (© Terre-net Média)
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Les conditions climatiques placent de nombreux élevages en
déficits fourragers. Arvalis-Institut du végétal et ses partenaires de la commission maïs fourrage souhaitent accompagner la mise en œuvre de solutions de compensation. Quant au semis de
maïs en dérobé, l’institut rappelle les précautions à prendre.
Si la pluie revient (au moins 20 mm), ou si l’irrigation est encore possible, on peut envisager de semer du maïs derrière une céréale ou autre culture récoltée précocement. Dans ce cas, les recommandations sont les suivantes :
- Semer juste après la récolte car il peut rester un peu de fraîcheur dans les premiers centimètres du sol, surtout en sol limono-argileux, en veillant à semer à une profondeur de 5-6 cm.
- Attention aux risques de phytotoxicité, notamment avec les sulfonylurées appliquées au printemps sur les céréales : dans ce cas, privilégier le labour avant l’implantation. Dans les autres cas, l’implantation sans labour est préférable pour conserver une certaine humidité du sol.
- La culture dérobée sera alimentée principalement avec le reliquat d’azote de la céréale récoltée et la minéralisation estivale. Il est néanmoins recommandé d’envisager une fertilisation starter (100 kg de 18-46 par exemple).
- Après orge, il est probable que les repousses soient nombreuses dans le maïs. Elles peuvent être gérées en un seul passage grâce à un désherbage de post-levée précoce avec une sulfonylurée type nicosulfuron par exemple. Les dicots seront gérées à vue en association.
Les cartes ci-dessous indiquent les dates de semis du maïs dérobé limites par zone climatique pour s'assurer de récolter un maïs fourrage à 28 % de matière sèche plante entière courant octobre. Les dates limites de récolte sont à considérer essentiellement au regard des risques de premières gelées qui imposent une récolte fourrage immédiate. La date du 15 octobre est bien sûr plus sécurisante selon les régions que celles du 20 voire du 31 octobre. Ces simulations ont été réalisées à partir des analyses fréquentielles des données climatiques de Météo France, sur un scénario pessimiste année froide (décile 2). »
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