A l'occasion d'une réunion des ministres européens de l'Agriculture à Debrecen (est de la Hongrie), les onze Etats : Belgique, Grèce, Espagne, Finlande, France, Irlande, Italie, Pays-Bas, Autriche, Pologne, Portugal, ont soumis lundi à la Commission une lettre commune dans laquelle ils insistent sur «
la situation particulièrement difficile de la filière viande bovine en Europe ».
Un groupe de travail aurait pour but d' « examiner les différents enjeux du maintien de cette production en Europe », d' « identifier les menaces et les freins auxquels elle est ou sera soumise dans un futur proche, et les outils qui pourraient être mobilisés au niveau communautaire pour la préserver et la renforcer », jugent-ils. Ils redoutent en particulier que les concessions commerciales à venir à l'Omc et dans les négociations de libre-échange avec les pays du Mercosur ne mettent en danger la filière.
Un cheptel de 88 millions de têtes
L'UE est le troisième producteur mondial de viande bovine après les Etats-Unis et le Brésil, avec près de sept millions de tonnes produites par an et un cheptel de 88 millions de têtes. Les marges des producteurs européens sont actuellement très affectées par des cours élevés de matières premières non répercutés dans les prix au consommateur, une situation aggravée dans certaines régions par la pénurie de fourrage due à la sécheresse.
L'initiative a le soutien de Dacian Ciolos, qui avait estimé dimanche à Debrecen qu'un tel groupe pourrait préparer d'ici à fin juin des propositions pour venir en aide au secteur.
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