Deux ans après sa création, Laïta, regroupement des activités laitières des coopératives bretonnes Even, Terrena et Triskalia, entend investir un total de 29 millions d’euros en 2011 pour conforter ses parts de marché et développer encore sa gamme de produits.
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8 millions d’euros vont être consacrés à la modernisation des huit tours de séchage que compte le groupe, pour produire de la poudre de lait et « diversifier la gamme de produits secs ».
Près de la moitié des investissements bénéficiera aux produits de grande consommation : beurres, fromages et produits ultra-frais. Laïta compte notamment injecter 5 millions dans la modernisation de ses trois beurreries « pour accroître la différenciation qualitative de Paysan Breton », la marque phare du groupe. Laïta souhaite par ailleurs adapter ses lignes de fabrication et de conditionnement pour développer les produits « hallal » et les produits de nutrition-santé.
En 2010, Laïta s’était concentrée sur l’optimisation logistique amont et aval suite au regroupement des coopératives Even, Terrena et Triskalia dont elle est issue. Triskalia résultant du regroupement, en juin 2010, des coopératives Eolys, Coopagri-Bretagne et Cam 56. Enregistrant une croissance de 6 % de sa collecte en, elle a pourtant réussi à diminué de 10 % son parc de camions.
Des partenariats pour anticiper l’après quota
« L’étape de mise en route de Laïta est terminée, a précisé Christian Couilleau, directeur général de la coopérative. Nous entrons dans une phase de forte croissance organique. Nous sommes maintenant ouverts aux partenariats pour grandir plus vite. » Parmi les partenariats possibles, celui avec le géant agroalimentaire chinois Synutra, qui devrait implanter une usine de production de lait infantile à Carhaix, est déjà sur la table des dirigeants de la coopérative : « Laïta est prêt à des discussions partenariales avec le groupe chinois », a estimé Christian Couilleau.
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Les chiffres du groupe Laïta (2010)
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Cette stratégie de double volume et de double prix a d’ailleurs été expérimentée par le groupe lors de la campagne 2010/2011, avec des allocations provisoires de fin de campagne payées à un prix différencié. Selon le groupe, « le prix moyen du volume A a été de 324,10 €/1.000 l, le volume B représentant 3 % du total et correspondant à ces allocations, a été payé 315,7 €/1.000 l. »


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