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 Des études ont montré que les abeilles qui ont accès à un mélange de pollens de différentes plantes, sont en meilleure santé que celles qui ne se nourrissent que d'un seul type de pollen. (© Terre-net Média)
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Les abeilles, ont noté les ministres européens de l'Agriculture réunis à Bruxelles, contribuent à la
diversité biologique et exercent une «
fonction essentielle » dans l'agriculture par la pollinisation. «
Il importe de se préoccuper de la santé des abeilles, dès lors que ces animaux délicats sont des indicateurs précoces des effets préjudiciables de la perte de biodiversité et de la pollution », ont insisté les ministres européens dans un communiqué. Un accroissement récent de la
mortalité des abeilles a été constaté dans plusieurs pays et a suscité de vives préoccupations dans plusieurs Etats de l'UE producteurs de miel.
L'UE s'est donc engagée à améliorer les systèmes de surveillance et à développer les données scientifiques concernant la santé de cet insecte hyménoptère. Les ministres européens ont plaidé pour la création « rapidement » d'un laboratoire de référence sur la santé des abeilles. Ce laboratoire serait chargé notamment de définir et de coordonner les méthodes d'analyse employées par les Etats de l'UE pour diagnostiquer les maladies des abeilles, de surveiller leur mortalité, et d'assurer la formation des experts afin d'harmoniser les techniques de diagnostic dans l'UE. En 2009, des recherches de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EfsaA) avaient identifié plusieurs pistes pour expliquer le déclin des butineuses.
Outre les maladies et parasites des abeilles et l'empoisonnement par les phytosanitaires, l'Efsa avait cité l'impact possible des cultures génétiquement modifiées et le stress induit par des changements dans l'alimentation et les conditions climatiques. Des études ont également mis en évidence que les abeilles qui ont accès à un mélange de pollens de différentes plantes sont en meilleure santé que celles qui se nourrissent d'un seul type de pollen.
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Responsabilisation des apiculteurs
L’Union Européenne a souligné que « ce sont les apiculteurs eux-mêmes qui sont les premiers responsables de la santé de leurs abeilles ». Ainsi la création de programmes de formations de qualité pour les apiculteurs doit être encouragée tout comme la mise en vigueur de bonnes pratiques apicoles.
Aides apicoles: la contribution financière de l’UE pour la période 2011-2013 en faveur des programmes apicoles nationaux devrait être prolongée pour les années postérieures.
Maladies nuisibles ou exotiques: comme le frelon asiatique, elles doivent faire l’objet d’une surveillance de la part des Etats membres, qui sont incité à former des agents compétents en la matière. La détection ou l’interception précoce de ces maladies ou nuisibles sera ainsi facilitée. S.B.
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