 Les professionnels dela filière ovine réunis pour débattre de la reconquête ovine. (© Terre-net Média) |
Les éleveurs de la
Fédération nationale ovine, section spécialisée de la Fnsea se sont attribués un nouveau bon point à Paummeraye (Maine et Loire), réunis en congrès les 27 et 28 avril derniers ! Après avoir été en tête de la contractualisation, alors même que la Lma n’était pas encore votée, les voilà lancés dans la conquête d’une nouvelle compétitivité, ce qui fait plait à Bruno Le Maire. Il n’a pas manqué de le leur souligner dans un message vidéo. Il était ce 28 avril en déplacement dans l’Est de la France.
Alléger la lourdeur administrative
Mais la bataille de la compétitivité n’est pas du seul ressort des éleveurs qui se sont attachés à « rééquilibrer leurs comptes d’exploitation l’an passé », a insisté Serge Préveraud, président de la Fno, lors de son discours de clôture.
Après l’organisation de la filière incitée par l’aide de 3 euros versée aux éleveurs adhérents d’organisations de producteurs, le deuxième axe de la reconquête de la filière ovine mobilisera cette fois ci tous les acteurs de la profession. Car être compétitif selon la Fno, c’est alléger la lourdeur administrative ou encore à proposer, des jeunes qui souhaitent s’installer, un revenu décent pour éviter une hémorragie des vocations et le délitement de la production d’ovins. Il faudrait au moins 400 nouvelles installations par an pour palier les cessations d’activité dans les dix prochaines années !
Il serait aussi souhaitable de revoir le plan Loup, un véritable échec selon la Fno, qui conduit au découragement des éleveurs du sud-Est. Les crédits mobilisés pourraient être affectés à l’investissement, suggère le président de la Fno.
A Bruxelles, gagner en compétitivité, c’est orienter les débats en faveur d’un rééquilibrage des aides qui profiterait aux moutonniers. Mais sur ce dernier point, les éleveurs de la Fno sont quelque peu optimistes car l’élevage ovin symboliser à lui seul les critères d’une agriculture durable que les autorités bruxelloises promeuvent.
La compétitivité repose surtout sur des prix rémunérateurs
Au ministre de l’Agriculture, le président de la Fno demande, dans le cadre du plan stratégique annoncé au Space l’an dernier, « un accompagnement financier pour équiper les éleveurs de matériels informatiques autour de l’identification électronique ». « Il faut aussi un plan stratégique pour la génétique ovine » délaissée ces derniers temps.
Mais la compétitivité repose surtout sur des prix rémunérateurs. Et sur ce point, la filière est optimiste car tous les indicateurs sont au vert, a souligné l’Institut de l’élevage. Dans un contexte de baisse de la production et d’augmentation de la demande mondiales, surtout en Asie, les prix mondiaux se redressent. Seule ombre au tableau, le coût de l’alimentation.
Ceci dit, les prochains contrats de second niveau qui associent la grande distribution avec les abatteurs pourraient atténuer la pression sur les comptes d’exploitation des moutonniers en répercutant sur les prix de vente à la consommation la hausse des coûts. « Il semble même que la distribution soit prête à reprendre à son niveau les indicateurs qui servent actuellement à la contractualisation du premier niveau (producteur- abatteur)», explique Emmanuel Coste de la Fno. « Un accord est prévu pour juin. Mais il n’aura de sens que si les partenaires sur le terrain sont prêts à signer ces nouveaux contrats de la seconde génération ! ».
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