Dans un contexte laitier difficile, il existe d’autres alternatives que l’investissement individuel pour gérer les travaux des champs.
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Coût horaire
Le mieux est de commencer par un audit du parc. Grâce à cela, l’exploitant connaît le coût horaire de son matériel. Il peut ainsi déterminer le coût de fonctionnement du matériel en fonction de son degré d’utilisation. Fort de ce critère, l’éleveur est en mesure de décider de le conserver, de le remplacer en copropriété ou en Cuma, ou bien encore de déléguer en utilisant les services d’une entreprise de travaux agricoles (Eta).
Prenons l’exemple de M. Dupré. Il élève 50 vaches laitières pour un quota de 350.000 litres et une surface de 30 ha d’herbe et 20 ha de maïs. L’éleveur possède un vieux semoir qu’il va devoir renouveler incessamment. Un semoir neuf coûterait 8.000 €, à amortir sur 5 ans. Il pourrait être financé par un prêt à un taux de 4 % sur 5 ans. Le coût horaire de ce matériel associé à un tracteur serait de 10 €/h pour 2 ha/heure. D’après un devis, les frais en cas de recours à une entreprise seraient environ de 50 €/ha pour environ 20 ha.
Au final, le recours à l’entreprise permet un gain de trésorerie annuel de 626 € pendant les cinq ans d’amortissement (cf. tableau 1). L’éleveur va gagner dix heures sur le temps de semis.
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Gain de temps
La délégation à une Entreprise de travaux agricoles (Eta) n’est pas à négliger. Le coût horaire d’utilisation d’un matériel acquis en propre est souvent plus élevé que le coût horaire d’un entrepreneur qui, lui, va diluer son investissement sur un nombre d’heures d’utilisation beaucoup plus important, et ainsi optimiser l’utilisation de sa machine. De plus, finis les soucis techniques ou de réglage qui prennent beaucoup de temps dans une exploitation agricole. Si le choix de l’équipement individuel est intéressant sur le long terme, il faudrait pouvoir intégrer le gain de temps dans le calcul de comparaison avec la solution de délégation.
L’un des freins majeurs au développement de cette solution est à chercher du côté psychologique. Il est parfois difficile de franchir le pas. Beaucoup d’agriculteurs ont du mal à entrer dans la logique de délégation car ils ressentent le besoin de maîtriser le processus.



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